NOUVELLES

François Parisien espère faire encore mieux à Montréal qu'à Québec

07/09/2012 07:02 EDT | Actualisé 07/11/2012 05:12 EST

QUÉBEC - François Parisien va être gonflé à bloc au départ de la course de Montréal, dimanche.

«J'ai toujours mieux fait à Montréal qu'à Québec, et j'espère que ce sera encore le cas cette année», a affirmé l'expérimenté cycliste de Bromont, après avoir rallié l'arrivée sur Grande Allée au 10e rang, vendredi.

«Je n'appréciais pas réellement la course de Québec. J'avais abandonné au cours des deux premières années.»

Vendredi, il a abordé la course en ayant confiance en ses aptitudes et de façon plus détendue, à la lumière des bons résultats obtenus en Europe dans les deux derniers mois.

«La dureté du mental, c'est un aspect sur lequel j'ai beaucoup travaillé cette année», a-t-il glissé, en s'esclaffant, avant de laisser savoir qu'il avait atteint le fond du baril sur le plan psychologique en début de saison.

Pour revenir à la course, Parisien n'a pas tari d'éloges à l'endroit de ses équipiers de Spidertech. L'équipe continentale invitée, à forte saveur canadienne, du directeur technique Steve Bauer a démontré qu'elle peut rivaliser avec l'élite mondiale.

«Nous avons réalisé une course quasi parfaite, a avancé Parisien. Il ne manquait peut-être juste de ma part un meilleur sprint à la fin. J'ai dû cesser de pédaler brièvement parce que j'ai été emboîté à 300 mètres de l'arrivée.

«J'aurais dû me déporter davantage vers la gauche quand j'ai lancé mon sprint. C'est peut-être la seule erreur que j'ai faite aujourd'hui.»

Parisien, qui a fort possiblement assuré sa place dans l'équipe canadienne de course sur route en vue des prochains Mondiaux, a expliqué que la stratégie de l'équipe était d'ouvrir la voie pour soit Ryan Roth, Guillaume Boivin ou lui, en vue du sprint final.

Le jeune Hugo Houle et Lucas Euser ont fait de l'excellent travail à ce chapitre, en étant des acteurs au sein de la longue échappée de presque huit tours. Le groupe de huit coureurs a eu une avance de plus de six minutes sur le peloton, à un moment donné.

«C'était ma tâche aujourd'hui, donc je suis super satisfait. Je peux dire mission accomplie», a souligné Houle.

«Le but, c'était de montrer le maillot. Nous étions deux dans l'échappée, ç'a été une super belle expérience.»

Houle, âgé de 22 ans seulement, prenait part à une première course sur le circuit mondial, en présence de parents et amis.

«La foule scandait `Hu-go, Hu-go'. Elle m'a donné l'énergie pour demeurer quelques tours de plus dans l'échappée.»

Après avoir été décalé à environ quatre tours de la fin, Houle a tenu à rallier l'arrivée, en compagnie de son équipier Martin Gilbert. Tous deux ont été les derniers qui se sont présentés sur Grande Allée.

«C'était important pour moi de finir la course», a conclu Houle, qui a dans sa mire de finir parmi les 10 premiers du contre-la-monde aux Championnats du monde des moins de 23 ans, dans quelques semaines.

PLUS:pc