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06/09/2012 04:57 EDT | Actualisé 06/11/2012 05:12 EST

Wall Street au plus haut depuis fin 2007, portée par les annonces de la BCE

Wall Street a terminé en forte hausse jeudi, portée par l'annonce par la Banque centrale européenne (BCE) d'un programme illimité de rachats de dettes publiques et par des chiffres positifs sur l'économie américaine: le Dow Jones a bondi de 1,87% et le Nasdaq de 2,17%.

Selon des chiffres définitifs, l'indice Dow Jones Industrial Average a avancé de 244,52 points par rapport à mercredi, à 13.292,00 points, soit son plus haut niveau depuis le 28 décembre 2007, quand il avait atteint 13.365,87 points.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a lui grimpé de 66,54 points à 3.135,81 points, atteignant un plus haut depuis le 15 novembre 2000, où il avait clôturé à 3.165,49 points, avant l'éclatement de la bulle internet.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a progressé de 2,03%, prenant 28,52 points à 1.431,96 points. Il atteint ainsi un plus haut depuis le 3 janvier 2008 (1.447,16 points).

"Les investisseurs ont été très encouragés par le projet de rachat illimité d'obligations par la BCE", a noté Alan Skrainka, de Cornerstone Wealth Management. C'est une nouvelle "que les courtiers attendaient et leurs espoirs ont été comblés".

Le président de l'institution européenne, Mario Draghi, a en effet annoncé jeudi que celle-ci allait acquérir sur le marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise par les Etats, des obligations souveraines de maturité allant de 1 à 3 ans et ne fixerait "pas de limite quantitative" à ces achats.

Ces opérations se feront à la condition stricte que les pays qui souhaitent en bénéficier formulent une demande d'aide au Fonds européen de stabilité financière (FESF), a précisé M. Draghi lors d'une conférence de presse à Francfort en Allemagne, à l'issue de la réunion de son conseil des gouverneurs.

Cet engagement de l'institution européenne "est considéré comme très positif car les investisseurs ici sont inquiets du fait que les problèmes européens pourraient avoir un impact non seulement à court terme sur les marchés mais aussi sur la capacité de nos entreprises à exporter", a noté Jack Ablin, de Harris Private Bank.

"Cela ne résout certainement pas la situation économique mais cela allège le fardeau pour les emprunteurs", a-t-il ajouté.

Côté américain, "les données sur l'emploi (diffusées jeudi matin) ont aussi attiré l'attention avant la publication vendredi des chiffres mensuels sur l'emploi aux Etats-Unis" par le gouvernement, considérés comme un baromètre important sur la vigueur de la reprise économique américaine, ont souligné les analystes de Wells Fargo.

Les inscriptions au chômage ont reculé la semaine dernière et les créations de postes se sont avérées plus importantes que prévu dans le secteur privé en août.

De plus, l'activité dans les services mesurée par l'indice ISM a accéléré sa progression en août.

Le marché obligataire a reculé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 1,673% contre 1,594% mercredi et celui à 30 ans à 2,799% contre 2,705%.

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