POLITIQUE

Succession de Jean Charest : plusieurs candidats entrouvrent la porte

06/09/2012 05:20 EDT | Actualisé 06/11/2012 05:12 EST
PC

Même si au lendemain de l'annonce du départ de leur chef, la plupart des libéraux interrogés disaient vouloir que cette journée demeure la sienne, des élus n'ont pas caché qu'ils réfléchissent à la suite des choses.

Les députés Pierre Paradis, Yves Bolduc et Raymond Bachand ont d'ores et déjà indiqué qu'ils songeaient à se lancer dans la course à la direction. « Je ne ferme pas de porte, je n'ouvre pas de porte. J'ouvre la porte de ma tête à réfléchir », a déclaré l'ex-ministre des Finances réélu dans Outremont.

Interpellé à ce sujet jeudi matin, Pierre Moreau a déclaré qu'il n'avait pas la tête à ça. À la sortie du caucus, Lise Thériault a indiqué qu'il était prématuré pour elle de commenter une possible candidature.

De son côté, l'ancien ministre de la Justice Jean-Marc Fournier a écarté la possibilité de briguer l'investiture. « Moi, je vous dis que la course à la chefferie du parti, je n'y serai pas. Je ne sollicite pas ce poste-là », a-t-il dit.

Il envisage toutefois d'assurer l'intérim en attendant que les militants aient fait leur choix. « Nous avons beaucoup de travail à faire au niveau parlementaire. Il y a même une expérience assez récente au NPD [Nouveau Parti démocratique] qui a fait en sorte que la campagne à la chefferie les avait passablement évacués du travail parlementaire, et je pense qu'on ne peut pas se payer un congé de la responsabilité qu'on a à l'Assemblée nationale », a jugé le député réélu dans Saint-Laurent.

Désigner un nouveau chef rapidement

Le PQ n'ayant pas obtenu la majorité des sièges, l'idée selon laquelle la course à la direction doit démarrer rapidement semble faire l'unanimité. « Il y a un contexte de gouvernement minoritaire qui est un contexte où on travaille bien différemment, alors j'imagine que ça se fera au cours des prochains mois. Ça ne peut pas tarder tant que ça », a estimé l'ancienne vice-première ministre Michelle Courchesne, qui ne s'était pas représentée.

Au lendemain de la défaite de son parti mardi, Jean Charest a annoncé qu'il quitterait ses fonctions dès que le prochain gouvernement sera formé. En allant dire au revoir à ceux qu'il a côtoyés pendant des années, Jean Charest était émotif, mais tout de même serein. « Je suis un homme très heureux. Je suis comblé, ce matin. Il faut maintenant se préparer à la prochaine étape, à la fois dans le parti et pour le Québec », a-t-il affirmé.

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