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Attentat du Métropolis : seize chefs d'accusation déposés contre Richard Henry Bain

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RICHARD HENRY BAIN
(PIERRE-PAUL POULIN/LE JOURNAL DE MONTRɃAL/AGENCE QMI) | Agence QMI

L'auteur présumé de l'attentat meurtrier lors du rassemblement de la victoire péquiste au Métropolis mardi, à Montréal, Richard Henry Bain, fait maintenant officiellement face à 16 chefs d'accusation, dont celui de meurtre au 1er degré sur la victime Denis Blanchette.

accusations
Les trois accusations de tentative de meurtre sont liées aux gestes de Richard Henry Bain contre les deux civils blessés et le policier qui l'a poursuivi et arrêté. M. Bain aurait menacé ce dernier. D'autres accusations pourraient être déposées.

Richard Henry Bain, 62 ans, avait cinq armes à feu en sa possession le soir du meurtre, dont un revolver et une arme longue. C'est cette dernière qui aurait servi lors de l'attentat et elle était enregistrée.

Outre les armes retrouvées sur lui et dans son véhicule le soir de l'attentat, les policiers ont découvert 22 autres armes - des revolvers et des carabines, selon la procureure Perreault - à son domicile. Une seule des armes à feu retrouvées n'était pas enregistrée.

Le suspect reviendra en cours le 11 octobre prochain. D'autres chefs d'accusation pourraient s'ajouter, selon les progrès de l'enquête qui est toujours en cours, notamment sur les intentions de M. Bain à l'endroit des politiciens présent au Métropolis.

Le suspect avait été hospitalisé à l'Hôpital Royal Victoria après son arrestation, ce qui a retardé sa comparution.

Un homme excentrique

Richard Henry Bain est un résident de La Conception près de Mont-Tremblant, dans les Laurentides, où il exploite un centre de pêche. Il a joint la Chambre de commerce régionale l'an dernier. Selon un de ses amis, il cherchait à obtenir une subvention pour transformer son centre en pourvoirie. Il n'était pas connu comme quelqu'un de politisé.

Décrit comme un homme généreux, M. Bain se serait toutefois montré particulièrement insistant auprès de la municipalité afin d'obtenir les permis nécessaires pour transformer son centre de pêche en pourvoirie.

Un ami de M. Bain a également révélé qu'il souffrait d'une maladie mentale et qu'il était suivi par un médecin. Il avait parfois un comportement excentrique. Il portait le kilt pour faire la promotion de son centre de pêche et il possédait des véhicules militaires. Il aurait également acheté pour 50 000 $ de provisions lors de la crise du H1N1.

Le maire de Labelle, Gilbert Brassard, qui le connaissait bien, s'est dit très surpris d'apprendre que M. Bain était soupçonné d'être l'auteur de l'attentat du Métropolis. M. Brassard précise que M. Bain avait souvent un discours religieux. Il soutient que M. Bain rappelait à l'ordre des gens qui agissait de façon douteuse en leur expliquant ce que les apôtres enseignaient dans l'évangile. « C'est pour ça que j'ai été atterré d'apprendre ce qui s'était passé. »

Richard Henry Bain se serait présenté au rassemblement électoral péquiste, mardi soir au Métropolis. Vêtu d'une robe de chambre, le suspect s'est approché du vestibule arrière de l'édifice, avant de tirer plusieurs coups de feu. Un homme de 48 ans est mort et un autre, âgé de 27 ans, a été gravement blessé. Le suspect a ensuite allumé un incendie derrière le Métropolis avant de prendre la fuite à pied.

Une veillée à la bougie a été organisée, mercredi soir, à la mémoire des victimes de l'attentat. Le technicien Denis Blanchette, 48 ans, est mort pendant que son collègue Dave Courage, 27 ans, était gravement blessé.

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