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06/09/2012 08:49 EDT | Actualisé 06/11/2012 05:12 EST

Paris "prend acte" de l'extradition de Senoussi en Libye

La France, qui réclamait l'extradition d'Abdallah al-Senoussi, l'ex-espion de Kadhafi, pour son rôle dans l'attentat de 1989 contre un vol UTA, a "pris acte" jeudi du choix de la Mauritanie de livrer le Libyen à Tripoli.

"La France prend acte de ce choix", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Philippe Lalliot, rappelant que la Mauritanie devait se prononcer sur trois demandes d'extradition formulées par Paris, la Libye et la Cour pénale internationale (CPI).

Abdallah al-Senoussi, ex-chef des services de renseignement du régime de Mouammar Kadhafi, a finalement été remis mercredi par Nouakchott à la Libye, où il a été incarcéré.

La France le réclamait à la suite de sa condamnation par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité dans l'affaire de l'attentat contre le vol UTA 772 qui a coûté la vie en 1989 à 170 personnes, dont 54 Français.

"Nous renouvelons notre soutien intangible aux victimes du terrorisme (...) Indépendamment de la suite qui sera donnée à notre demande d'extradition d'Abdallah al-Senoussi, il est impératif que les familles des victimes de l'attentat contre le vol UTA 772 soient reconnues dans leurs droits", a ajouté M. Lalliot.

La CPI a pour sa part émis le 27 juin 2011 un mandat d'arrêt à l'encontre de M. Senoussi, accusé d'avoir commis "des meurtres et des persécutions de civils constitutifs de crimes contre l'humanité" dès le début, mi-février 2011, de la révolte contre le régime du colonel Kadhafi.

cf/far/sd

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