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La convention démocrate fait un triomphe à Bill Clinton

06/09/2012 01:07 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

Ils l'ont applaudi à tout rompre, buvant chacune de ses paroles et riant de bon coeur à ses plaisanteries: 15.000 démocrates extatiques ont fait un triomphe mercredi soir à l'ancien président Bill Clinton, superstar de leur convention réunie à Charlotte (Caroline du nord).

M. Clinton, 66 ans, voix cassée mais plein d'humour, a été rejoint à la fin de son discours par le président Barack Obama lui-même, qui l'a applaudi. Bill Clinton s'est brièvement incliné, avant que les deux hommes ne se serrent dans les bras, sous un tonnerre d'applaudissements.

Pendant près d'une heure, l'ancien président a mis tout son poids dans la balance pour convaincre les Américains que Barack Obama saurait restaurer l'économie s'il était réélu, blâmant ses prédécesseurs républicains pour l'avoir laissée dans une "pagaille totale".

M. Clinton, toujours extrêmement populaire aux Etats-Unis, a déployé tous ses talents d'orateur, faisant rire la salle, s'éloignant régulièrement de son texte, pour demander aux Américains de faire à nouveau confiance à leur président le 6 novembre prochain.

Il a rendu hommage à un homme "cool de l'extérieur, mais au feu sacré pour l'Amérique", a salué son "bon goût d'avoir épousé Michelle Obama". La Première dame, présente dans les tribunes, était tout sourire.

"Je veux que Barack Obama soit le prochain président des Etats-Unis", a-t-il dit, insistant sur le fait que M. Obama avait mis en place les "bases d'une économie plus moderne", à même de créer "des millions d'emplois".

"Ni moi, ni mes prédécesseurs n'auraient pu en quatre ans réparer les dégâts qu'il a trouvés", a-t-il insisté.

Mais, "nous y arriverons, nous y arrivons toujours", a-t-il dit, devant des démocrates enthousiastes de retrouver celui qui, convention démocrate après convention démocrate, suscite la même ferveur depuis 20 ans.

M. Clinton et M. Obama, de 15 ans son junior, ont longtemps été en froid, après l'élection primaire sanglante de 2008, perdue par Hillary Clinton face à Barack Obama.

Mais mercredi, l'heure était à l'unité mobilisatrice. Et M. Clinton a dans un discours fleuve de près d'une heure, évoqué tous les thèmes chers aux démocrates, l'éducation, la santé, l'égalité des chances. Il n'a oublié ni les femmes, ni les minorités, ni les anciens combattants, ni les chiffres qui tuent, comme les 24 millions d'emplois créés selon lui par les républicains pendant leurs années au pouvoir, contre 42 millions pour les démocrates.

Il a fait huer à plusieurs reprises les républicains, et leur candidat Mitt Romney, a fait hurler à la foule que le pays était en meilleur état qu'il y a quatre ans.

Et a dressé un avenir sombre pour les classes moyennes et les pauvres, si les républicains arrivaient au pouvoir.

La parole de Bill Clinton était d'or pour le camp Obama, soucieux de convaincre les démocrates déçus par l'économie et les électeurs indécis d'accorder un second mandat à M. Obama.

A la fin de son discours, la foule en redemandait, encore et encore.

Une seule personne manquait dans la salle. Une des plus fidèles soutiens, son épouse Hillary. La secrétaire d'Etat, actuellement en tournée en Asie-Pacifique, se trouvait mercredi au Timor oriental.

bd/lb

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