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06/09/2012 01:59 EDT | Actualisé 06/11/2012 05:12 EST

Grand Prix de Québec - Voeckler: revoir Québec, penser à Valkenburg

Thomas Voeckler, vainqueur du Grand Prix de Québec il y a deux ans et absent en 2011, revient vendredi au bord du fleuve Saint-Laurent pour y affiner sa préparation en vue des championnats du monde sur route (23 septembre) à Valkenburg aux Pays-Bas.

Celui qui sera peut-être le principal atout de l'équipe de France aux Mondiaux voit des similitudes entre les tracés canadiens et néerlandais, deux courses disputées sur circuit.

"Ce sont deux tracés comparables au niveau du pourcentage et de la longueur des difficultés. Du point de vue du placement, à l'abord des côtes dans des passages étroits, c'est également très semblable", explique le coureur de la formation Europcar.

Pas question pourtant de tirer des conclusions hâtives de l'épreuve de vendredi.

"D'abord parce qu'il manquera pas mal de coureurs, surtout ceux qui disputent le Tour d'Espagne", explique Voeckler dont l'équipe n'était pas retenue pour la Vuelta.

"Ensuite, si je fais une bonne course on dira +Ah, il est affûté mais il se découvre trop tôt pour les Mondiaux+. Par contre si je n'ai pas les jambes, on dira +Il reste deux semaines, pas de panique+", assure le vainqueur du maillot à pois du dernier Tour de France.

"Bien sûr, chaque course est un test. Mais je fais toujours les choses dans l'ordre. Ici, je suis concentré sur Québec. Les Mondiaux, j'y penserai plus tard".

Le Grand Prix de Québec que le Français entamera "avec la volonté de gagner comme en 2010 mais avec plus de chance d'être déçu que comblé", sera pourtant un bon exercice face à une opposition coriace emmenée notamment par le Slovaque Peter Sagan et le Norvégien Edvald Boasson Hagen, deux autres prétendants au maillot arc-en-ciel fin septembre.

Deux hommes qui désignent Voeckler comme favori de la course de vendredi (et aussi du Grand Prix de Montréal dimanche) et comme un candidat au titre mondial.

"Fatigué plus par les voyages que par les courses de cette fin de saison" (il y a sept heures de vol entre Paris et Québec et six heures de décalage horaire), Voeckler repousse vigoureusement l'idée d'être "le" leader de l'équipe de France, son unique atout à Valkenburg.

Cinquième de l'Amstel Gold Race au printemps dernier, là où se dérouleront les Mondiaux, l'Alsacien est pourtant conscient qu'il aura une carte à jouer sur un circuit qui lui convient et qui emprunte le Cauberg.

Après un printemps prometteur (8e du Tour des Flandres, 5e de l'Amstel, 4e de Liège-Bastogne-Liège), un été magnifique (deux victoires d'étapes au Tour et le maillot à pois), Voeckler peut rêver d'un automne flamboyant.

Preuve de son ambition, le Français assure avoir été "très sérieux durant le mois d'août, beaucoup plus que par le passé", alors qu'il aurait pu se laisser aller après un Tour grisant. Mais la saison de "Ti Blanc" n'est visiblement pas terminée.

bnl/smr

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