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Ghana: pas de libération sous caution pour le porte-parole de l'ex-président Gbagbo

06/09/2012 08:24 EDT | Actualisé 06/11/2012 05:12 EST

Un juge ghanéen a refusé jeudi la libération sous caution du porte-parole de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et repoussé à jeudi prochain l'audience d'examen de la demande d'extradition par les autorités ivoiriennes.

"Tout en refusant la mise en liberté sous caution, j'appelle le ministère public à accélérer la procédure d'extradition en transmettant les documents nécessaires d'ici au jeudi 13 septembre", a déclaré le juge Aboagye Tandoh.

Une audience doit se tenir le même jour, selon le greffier du tribunal.

Le ministère public s'efforce d'obtenir l'extradition vers la Côte d'Ivoire de Justin Koné Katinan, arrêté le 24 août dernier à Accra où il s'était exilé comme des milliers d'autres fidèles de l'ex-président Gbagbo après la chute de son régime et la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait quelque 3.000 morts.

M. Koné Katinan était visé par un mandat d'arrêt international, émis par Abidjan, pour "crimes économiques" en tant que ministre du Budget durant la crise née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite face Alassane Ouattara en décembre 2010.

La Haute Cour du Ghana avait refusé mercredi la demande de libération de Justin Koné Katinan, jugeant sa détention légale, et annoncé le début jeudi de l'examen formel de la demande d'extradition vers la Côte d'Ivoire.

Mais l'avocat de M. Koné Katinan a demandé sa mise en liberté sous caution. Les défenseurs du porte-parole font valoir que ce dernier ne peut pas être extradé en raison de son statut de réfugié au Ghana.

Lors d'une rencontre mercredi à Abidjan avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara, le président ghanéen John Dramani Mahama avait assuré qu'il ne laisserait pas son pays servir de "base arrière" pour déstabiliser la Côte d'Ivoire, alors que la présence au Ghana de partisans de l'ex-président Gbagbo a créé des tensions entre Accra et Abidjan.

Après des attaques meurtrières contre l'armée ivoirienne début août, le gouvernement du président Ouattara avait mis en cause des miliciens et militaires pro-Gbagbo qui bénéficieraient du soutien d'exilés au Ghana, des accusations que le parti de Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a récusées.

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