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Attentat au Métropolis : la SSJBM met en cause la presse anglophone

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Les participants rassemblés devant le Métropolis au soir du drame. (Radio-Canada.ca)
Les participants rassemblés devant le Métropolis au soir du drame. (Radio-Canada.ca)

Dans le sillage de l'attentat du Métropolis qui s'est soldé par la mort d'un homme, mardi soir, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) montre du doigt les médias anglophones.

Disant vouloir apaiser les tensions et tout en parlant d'un « acte isolé de folie », la SSJBM affirme jeudi sur son site Internet que cet événement « a eu un déclencheur sociopolitique ».

Par la voix de son président général Mario Beaulieu, le regroupement voué à la défense du français estime que les médias anglophones « doivent cesser de diaboliser les souverainistes et les défenseurs du français ».

« C'est pourquoi nous lançons un appel à la modération des médias anglophones québécois et canadiens qui ont multiplié des accusations de xénophobie et toutes sortes d'insinuations calomnieuses à l'endroit des souverainistes ou des défenseurs du français. » -- Extrait du site de la SSJBM.

On y cite en exemple, des éditoriaux parus dans les journaux d'expression anglaise The Gazette, le National Post ou le Globe and Mail, où, dit-on, l'on « traite les souverainistes québécois ou ceux qui veulent renforcer la Loi 101 de franco-suprémacistes, d'intolérants, d'anglophobes, de faucons, de radicaux, d'idiots fermés d'esprit, qui veulent assimiler, détruire et qui méprisent les minorités, etc. Le texte de la SSJBM ajoute: « Et on diffuse sans retenue des commentaires carrément haineux des lecteurs qui ne se gênent pas de faire des parallèles avec les mouvements fascistes et néo-nazis. »

La SSJBM juge ces accusations profondément injustes et dommageables et invite les « éléments anglophones modérés à intervenir davantage ».

Interrogations de Serge Simard

Mercredi, au lendemain de la tragédie, le candidat libéral défait dans Dubuc, Serge Simard, s'était de son côté demandé si cet événement n'était pas la conséquence des manifestations des derniers mois.

« Les derniers mois, on a cultivé la violence et certains partis à l'Assemblée nationale ont favorisé la violence. Ça, c'est regrettable, parce que regardez qu'est-ce que ça fait. Ça amène des individus qui ont des difficultés mentales à poser des gestes semblables à ceux qui ont été posés. » -- Serge Simard, ex-député de Dubuc

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