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Un puissant séisme ébranle le Costa Rica, sans causer de dommages graves

05/09/2012 11:51 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

CANGREJAL, Costa Rica - Un puissant séisme de magnitude 7,6 a ébranlé le Costa Rica et une grande partie de l'Amérique centrale mercredi, endommageant des maisons, bloquant des routes et causant la panique parmi la population.

La présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, a annoncé qu'il n'y avait pas de dommages majeurs et a appelé la population au calme.

Les autorités rapportent au moins un mort, un homme qui a succombé à une crise cardiaque causée par la peur, selon un employé de la Croix-Rouge à Liberia, Carlos Miranda.

À l'épicentre du séisme, dans la ville côtière de Cangrejal, un témoin, Jairo Zuniga, 27 ans, a raconté que tous les objets de sa maison étaient tombés au sol quand la terre a tremblé, à 8 h 42 heure locale.

«C'était incroyablement fort. J'ai déjà vécu des séismes, mais celui-ci était vraiment puissant», a-t-il dit.

Selon l'Institut américain d'études géologiques (USGS), le tremblement de terre s'est produit à une soixantaine de kilomètres de la ville de Liberia et 140 kilomètres à l'ouest de la capitale, San José. L'épicentre a été localisé à 40 kilomètres de profondeur.

La secousse a été ressentie dans la capitale, ainsi qu'au Panama et au Nicaragua, où les autorités ont évacué les écoles dans certaines régions. Des résidants ont raconté que la terre avait tremblé pendant environ 30 secondes.

Le séisme a provoqué une alerte au tsunami dans la région. Un responsable de la police costaricaine, José Angel Gomez, a indiqué qu'environ 5000 résidants de la région côtière située à l'ouest de l'épicentre, dans le district de Samara, avaient été évacués. L'alerte a été levée quelques heures plus tard et les résidants ont pu retourner chez eux.

Le Panama a aussi brièvement évacué ses plages par crainte d'un tsunami.

Un géographe de l'agence costaricaine de gestion des urgences, Douglas Salgado, a indiqué qu'un glissement de terrain avait touché la principale autoroute qui relie la capitale à la côte du Pacifique, bloquant la circulation. Des hôtels et d'autres bâtiments se sont fissurés lors de la secousse, a-t-il précisé.

Rosa Pichardo, une résidante de Samara âgée de 45 ans, marchait sur la plage avec sa famille quand la terre a tremblé.

«Quand nous avons senti le séisme, nous nous sommes tenus les uns aux autres parce qu'on n'arrêtait pas de tomber», a-t-elle raconté. «Je n'ai jamais vécu une chose pareille. On ne pouvait même pas rester debout. C'était terrible, terrible.»

Dans la ville d'Hojancha, à quelques kilomètres de l'épicentre, une responsable municipale, Kenia Campos, a indiqué que la secousse avait provoqué l'effondrement de maisons et bloqué plusieurs routes.

«Pour l'instant, nous n'avons pas de victimes», a-t-elle précisé. «Les gens étaient vraiment effrayés. (...) Nous avons déjà eu des séismes modérés, mais un séisme aussi fort ne s'était pas produit depuis 50 ans.»

Michelle Landwer, propriétaire d'un hôtel à Samara, déjeunait avec une dizaine de personnes quand le séisme s'est produit.

«Tout le bâtiment bougeait, je ne pouvais même pas marcher», a-t-elle dit. «Dans mon édifice, il n'y a pas vraiment eu de dommages. Mais tout est tombé au sol, les verres et tout.»

Dans la localité côtière de Nosara, à environ 30 kilomètres de l'épicentre, des arbres ont tremblé violemment et des lampadaires ont tangué. Les enseignants des écoles primaires ont évacué les élèves à l'extérieur après la secousse. Des routes se sont fissurées et des lignes électriques sont tombées au sol.

Le tremblement de terre s'est produit dans une zone de forte activité sismique. «Le long de la côte Pacifique de l'Amérique centrale, on peut s'attendre à d'importants séismes», a expliqué le sismologue Daniel McNamara, de l'Institut américain d'études géologiques.

Le dernier séisme important survenu au Costa Rica s'est produit en 2009, tuant 40 personnes. En 1991, un tremblement de terre avait fait 47 victimes dans la région de Limon-Pandora.

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