L'Osstidcho renaît en ligne grâce à Bibliothèque et archives nationales du Québec (PHOTOS)

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(Crédit photo: Sarah-Émilie Nault)
(Crédit photo: Sarah-Émilie Nault)

L'un des moments les plus importants de la carrière d'Yvon Deschamps a eu lieu en 1968 et porte un nom éloquent: L'Osstidcho. Merci à Bibliothèque et archives nationales du Québec (BanQ) - et à Yvon Deschamps qui n'avait aucune idée du trésor qu'il possédait! - les bandes audios de ce concert mythique présenté au Théâtre de Quat’Sous et à la Comédie-Canadienne ont été retrouvées et seront accessibles en ligne, pour le plus grand bonheur des Québécois.

«Je ne suis pas quelqu'un qui est nostalgique, mais je trouve ça l'fun parce que, dans mon cas, ce fut un moment excitant et un moment qui a changé ma vie, du jour au lendemain», explique Yvon Deschamps lorsqu'on lui demande ce que cela lui fait que de replonger ainsi dans ses souvenirs. «Ça m'a donné une vie que je ne savais pas que j'avais. Je ne savais pas que j'était monologuiste et je l'ai su ce jour-là alors oui, c'est merveilleux.»

Considérant L'Osstidcho comme une brisure, l'humoriste compare cette année 68 à une belle folie. «Nous étions comme des enfants qui avaient décidé de tout démolir dans le salon, de sauter et de faire n'importe quoi. Et à la base de ça, il y avait du talent et un amalgame de gens qui étaient prêts à se révéler tout en ayant ce besoin de faire des folies.»

«Le succès de Robert (Charlebois) avec ses chansons nous a permis de jouer plus longtemps. Il attirait les gens et ça m'a permis de me faire connaître. Il faut croire qu'il y en a quelques-uns qui ont aimé ça», ajoute-t-il en riant.

Près de 50 ans plus tard, les gens arrêtent toujours Charlebois et sa bande dans la rue pour les remercier «d'avoir été fous comme ça!»

Pour Mouffe, cette redite arrive peut-être au bon moment.

«On était jeunes, inconscients, généreux, on avait envie que quelque chose arrive. Il y avait un momentum social, un mouvement de contestation, un peu comme le mouvement de cette année. C'est peut-être, d'ailleurs, ce qui m'a amadoué à accepter ce projet...», dit-elle.

«L'Osstidcho, c'était une prise de pouvoir par la jeunesse. Nous, on a pris le pouvoir de cette façon et ça a marché.»

Robert Charlebois, sur grand écran, s'est aussi remémoré les modestes débuts de ce grand spectacle: «Le jour de la première, on ne savait pas où on s'en allait du tout. Yvon a dit: «Je pense qu'on est vraiment dû pour une bonne dose d'humilité.» On a commencé l'affaire, on a improvisé et improvisé encore et les gens étaient sur le cul, ils n'étaient même pas capables d'applaudir tellement ils étaient sur le cul. Cinquante ans plus tard, on en parle encore, alors merci à vous d'avoir apprécié nos folies.»

BanQ a aussi profité de l'occasion pour présenter le thème de cette année: la philosophie. L'année philo s'entamera avec l'exposition Raymond Klibansky (1905-2005) – La bibliothèque d'un philosophe et proposera plusieurs activités et expositions axées sur la philosophie tout au long de l'année.

Pour revivre, en musique, le vent de folie de L'Osstidcho et pour consulter la programmation 2012-2013 de Bibliothèque et archives nationales du Québec on visite le www.banq.qc.ca

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