POLITIQUE
05/09/2012 05:47 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

Pauline Marois élue Première ministre au Québec: un renouveau politique

WikiMedia: Louperivois
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MONTREAL - MONTREAL (Sipa) — Pauline Marois a écrit une nouvelle page d'histoire. La dirigeante du Parti québécois (PQ) est devenue mardi la première femme à être élue à la tête du gouvernement du Québec, et la cinquième femme à accéder à cette position dans l'ensemble du Canada en l'espace de quatre ans.

Près de la moitié des provinces et territoires du Canada sont donc actuellement dirigés par des femmes: la Colombie-Britannique, l'Alberta, Terre-Neuve-et-Labrador, le Nunavut et, depuis mardi, le Québec.

Lise Payette, qui a été ministre au sein du gouvernement de René Lévesque au Québec entre 1976 et 1981, estime que l'élection d'une femme revêt une signification encore plus importante dans cette province que dans le reste du Canada. Parce que si le Québec se targue d'être un champion de l'égalité hommes-femmes, il se berce d'illusions, d'après celle qui a embauché Pauline Marois comme chef de cabinet au ministère d'Etat de la Condition féminine.

"Je pense que pour le Québec, ça voudra dire encore plus que dans bien d'autres endroits, avance-t-elle. On a beau dire qu'on est très en avance là... mais Dieu qu'on n'avance pas sur la question des femmes! On a toujours l'impression d'être en train de tout recommencer."

Et quoi qu'on en dise, les femmes et les hommes politiques ne sont toujours pas traités de la même manière, soutient Mme Payette. "Le 'double standard' est toujours là. Absolument. On en a pris conscience, cependant, et ça, c'est déjà une première victoire. Quand on a dit ça les premières fois, on se faisait dire qu'on était complètement ridicules", plaide l'auteure et journaliste.

C'est aussi l'avis de Louise Harel, ancienne compagne d'armes de Pauline Marois. Selon celle qui occupe actuellement le fauteuil de la chef de l'opposition officielle à Montréal, les femmes souffrent toujours d'un "important déficit de crédibilité" sur le plan professionnel.

"Quand une femme réussit à vaincre contre l'adversité, on se dit que c'est naturel, mais quand c'est un homme, il est porté aux nues", lance-t-elle, précisant au passage que cette règle s'applique dans la plupart des domaines d'activité et pas seulement en politique.

Dans une lettre ouverte parue dans le journal "Le Devoir" la semaine dernière, un collectif de 125 hommes ont eux aussi parlé d'un "double standard" et ont exhorté les Québécois à faire éclater le "plafond de verre" en votant pour Pauline Marois.

Car selon les signataires, dont certains sont membres du Parti québécois, de Québec solidaire ou d'Option nationale, "on exige des femmes ou leur reproche des choses que nous n'avons jamais exigées des hommes ou que nous ne leur avons jamais reprochées".

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