NOUVELLES

Les libéraux ontariens ont usé de stratégie, dans l'espoir d'une majorité

05/09/2012 09:20 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

TORONTO - Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, souhaite obtenir le gouvernement majoritaire que les électeurs ne lui ont pas accordé le 6 octobre, et son souhait pourrait être exaucé dès les élections complémentaires de jeudi.

Les citoyens des circonscriptions de Vaughan et de Kitchener-Waterloo iront alors aux urnes, et ce sont ces derniers qui ont le pouvoir de faire passer la formation de M. McGuinty du statut de gouvernement minoritaire à majoritaire.

Il est attendu que les libéraux au pouvoir gagneront la complémentaire de Vaughan facilement, et il revient donc aux citoyens de Kitchener-Waterloo de rendre le gouvernement McGuinty majoritaire ou non, une première dans l'histoire de l'Ontario, selon le professeur en sciences politiques de l'université Wilfrid Laurier Barry Kay.

La situation a été planifiée. Le député de Vaughan, Greg Sorbara — également ministre et stratège provincial —, a quitté son poste pour consacrer davantage de temps à son autre emploi, celui de président de la campagne de réélection des libéraux. À Kitchener-Waterloo, la complémentaire a été orchestrée par le gouvernement McGuinty, qui a convaincu la progressiste-conservatrice Elizabeth Witmer de quitter le poste qu'elle occupait depuis 22 ans en échange d'un emploi de directrice de la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail, en plus du salaire annuel de 188 000 $ qui l'accompagne.

Dans une déclaration faite plus tôt cette semaine, M. McGuinty a indiqué qu'il était «toujours plus facile» de travailler avec un gouvernement majoritaire, que ce soit pour mettre un budget en place ou instaurer une loi.

Selon le professeur Kay, toutefois, les électeurs de Kitchener-Waterloo n'ont pas apprécié la stratégie adoptée par M. McGuinty pour obtenir un gouvernement majoritaire. Il admet avoir cru que la tactique fonctionnerait mieux qu'elle ne l'a fait, et observe que les citoyens semblent peu enthousiastes à l'idée de donner une majorité aux libéraux.

PLUS:pc