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05/09/2012 04:05 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

Israël: le président du Parlement critique Obama sur Jérusalem

Le président du Parlement israélien a déclaré mercredi que la disparition de la mention de Jérusalem comme "capitale d'Israël" dans le programme du Parti démocrate américain reflétait "un manque total de compréhension du Moyen-Orient".

"Je suis moins inquiet des relations israélo-américaines sur le dossier iranien que du retrait par le président Obama du principe que Jérusalem est la capitale d'Israël", a déclaré Reuven Rivlin, lors d'un entretien avec le ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi, selon un communiqué officiel.

Toute mention de Jérusalem ou même d'Israël a disparu du programme du Parti démocrate américain pour 2012. Ce texte a été diffusé tard lundi soir, avant l'ouverture mardi à Charlotte (Caroline du Nord, sud-est des Etats-Unis) de la convention nationale qui va formellement investir le président Barack Obama comme candidat à la présidentielle américaine.

"Cela a une signification profonde et reflète un manque de compréhension totale de la part du gouvernement Obama concernant les racines du conflit (avec les Palestiniens) et le Moyen-Orient", a estimé M. Rivlin, membre du parti Likoud (droite) du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"A mes yeux, c'est une honte que le Parti démocrate ait renoncé à son engagement pour Jérusalem, capitale d'Israël", a-t-il dénoncé, estimant que "tous ceux qui pensent que la division de Jérusalem apportera la paix au Moyen-Orient commettent une grave erreur".

Selon lui, "le partage de la souveraineté à Jérusalem est le meilleur moyen de perpétuer le conflit et l'instabilité dans la région".

En 2008, le programme du Parti démocrate américain affirmait que "Jérusalem est, et restera la capitale d'Israël".

Ce texte ajoutait aussi que "les parties (israélienne et palestinienne, NDLR) sont d'accord sur le fait que le statut de Jérusalem sera fixé par des négociations".

Israël a conquis Jérusalem-Est lors de la guerre de juin 1967 avant d'annexer cette partie de la ville et d'y construire une dizaine de quartiers de colonisation où vivent plus de 200.000 Israéliens.

Les Palestiniens veulent de leur côté faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Le gouvernement israélien rejette toute "division" de la ville et affirme que Jérusalem restera la "capitale réunifiée" d'Israël.

dms/feb

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