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Gambie: les exécutions feront reculer la violence, selon le chef de la police

05/09/2012 10:24 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

Le chef de la police gambienne a affirmé mercredi à la presse locale que les récentes exécutions de neuf prisonniers feront réfléchir à deux fois ceux qui veulent perpétrer des crimes.

"La sévérité des peines rendra les gens prudents avant de perpétrer des délits", a indiqué Yankuba Sonko au journal local, The Standard.

"La loi sur la peine de mort est passée par le Parlement qui a trouvé de bonnes raisons pour l'adopter. Nous devons maintenant la mettre en application et cela mettra du temps pour réduire le taux de criminalité dans le pays", a-t-il expliqué.

Aucune statistique sur les crimes commis en Gambie n'a été publiée par les autorités du petit pays (1,7 million d'habitants), bordé par le Sénégal et l'Océan Atlantique.

Le président gambien Yahya Jammeh a déclaré le 19 août que tous les prisonniers condamnés à mort seraient éxécutés à la mi-septembre. Une semaine plus tard, un premier contingent de neuf détenus, dont deux sénégalais, ont été fusillés entrainant une vague de protestations internationales particulièrement au Sénégal.

Les défenseurs des droits de l'Homme estiment que 38 condamnés à mort risquent d'être fusillés, bien qu'aucune nouvelle exécution n'ai été annoncée.

La sécurité a augmenté dans le pays depuis les exécutions et des soldats patrouillent depuis peu dans les rues de la capitale et des principales villes, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Le président Jammeh, parvenu au pouvoir en 1994 à la suite d'un coup d'Etat dirige fermement le pays.

Dans une déclaration peu avant son investiture pour son quatrième mandat, le 19 janvier, M. Jammeh avait indiqué qu'il serait encore plus ferme durant son nouveau quinquennat que pendant ses 17 précédentes années de pouvoir, estimant avoir été "trop indulgent".

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