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Demande d'une force de la Cédéao au Mali: "faire vite pour libérer le Nord" (front anti-putsch)

05/09/2012 08:48 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

Un responsable du front anti-putsch au Mali a salué mercredi l'annonce de la demande de Bamako d'une intervention militaire de l'organisation ouest-africaine Cédéao, en appelant à "faire vite pour libérer le nord du pays", occupé depuis cinq mois par des jihadistes armés.

Le Front uni pour la défense de la République et de la démocratie (FDR), coalition d'une quarantaine de partis politiques opposés au coup d'Etat du 22 mars, est parmi "les premiers à se réjouir de cette décision", a déclaré à l'AFP Iba Ndiaye, un des responsables du FDR et par ailleurs membre du parti du président de transition malien, Dioncounda Traoré.

"Nous pensons qu'il faut vite faire pour libérer le nord du pays. Le peuple malien doit rester soudé derrière cette décision", a ajouté M. Ndiaye.

Mardi soir, le représentant spécial de la France pour le Sahel, Jean Felix-Paganon, avait annoncé à Ouagadougou que le président malien de transition avait requis "formellement" une intervention dans son pays des troupes de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Jusqu'en milieu de journée mercredi, cette annonce n'avait été confirmée par aucune source officielle à Bamako.

Une source à la présidence malienne a simplement indiqué à l'AFP que le secrétaire général de la présidence malienne, Baba Berthé, s'est rendu mardi à Abidjan, porteur d'un message du président Dioncounda Traoré à son homologue ivoirien Alassane Ouattara, actuel président en exercice de la Cédéao.

Aucune précision n'avait pu être obtenue sur la teneur de ce message.

La Cédéao s'est déclarée prête à envoyer au Mali une force de quelque 3.300 soldats, dont les contours restent flous. Elle a précisé qu'elle souhaitait obtenir au préalable un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies et un soutien logistique occidental pour ce déploiement, et que tout dépendait en premier lieu d'une demande officielle des autorités de transition maliennes.

Le nord du Mali est tombé fin mars entre les mains de divers groupes armés, dont des rebelles touareg et des jihadistes liés à Al-Qaïda, qui avaient lancé mi-janvier une offensive contre l'armée dans ces régions.

Les islamistes ont ensuite évincé leurs ex-alliés touareg et contrôlent désormais totalement le Nord. Ils ont progressé jusqu'à la ville de Douentza, dans la région de Mopti (centre), prise sans combats le 1er septembre.

str-cs/aub

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