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Demande d'une force Cédéao au Mali: "étape indispensable", selon Paris

05/09/2012 07:57 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

La demande malienne d'une intervention militaire de l'Afrique de l'Ouest pour reconquérir le nord du Mali aux mains des islamistes depuis cinq mois est une "étape indispensable pour envisager un appui international" à ce pays, a souligné mercredi le Quai d'Orsay.

"Cette demande des autorités maliennes est une étape indispensable pour envisager l'appui international", a souligné le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot.

Il s'est refusé à tout détail sur ce que pourrait être la contribution française. La France sera "le moment venu" disposée à "examiner favorablement les demandes de contribution ainsi que les demandes qui pourraient être présentées au Conseil de sécurité des Nations unies", a-t-il noté lors d'un point-presse.

La veille, un diplomate français avait annoncé que le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, avait requis "formellement" une intervention des troupes de la Cédéao (Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest).

La Cédéao s'est déclarée prête à envoyer au Mali une force de quelque 3.300 soldats, dont les contours restent flous, mais souhaite obtenir un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies et un soutien logistique occidental pour ce déploiement, qui dépendait en premier lieu d'une demande officielle des autorités de transition maliennes.

Kidal, Gao et Tombouctou, les trois régions administratives composant le nord du Mali, sont tombées il y a cinq mois aux mains du Mujao et d'autres groupes armés, dont des rebelles touareg et jihadistes liés à Al-Qaïda. Les islamistes ont ensuite évincé leurs ex-alliés touareg et contrôlent désormais totalement le Nord.

cf/prh/aub

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