NOUVELLES
05/09/2012 10:04 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

Convention démocrate: une militante féministe met en garde contre Romney

Une jeune étudiante, devenue un symbole de la défense des droits des femmes, a affirmé mercredi devant la convention démocrate de Charlotte qu'un président Mitt Romney signifierait un retour en arrière pour les Américaines.

"Pendant cette campagne, nous avons entendu parler des deux avenirs extrêmement différents qui pourraient attendre les femmes", a affirmé Sandra Fluke, une étudiante de Washington, saluée par une ovation debout sur la scène du Time Warner Cable Arena dans la grande ville de Caroline du Nord (sud-est).

"L'un de ces avenirs ressemble à une relique choquante et obsolète du passé. Mettre en garde contre cet avenir n'est pas une diversion (...) cet avenir pourrait devenir réalité", a affirmé Mlle Fluke, qui a accédé à la notoriété l'hiver dernier quand les républicains du Congrès l'ont empêchée de témoigner lors d'une audience sur la contraception.

L'animateur de radio ultraconservateur Rush Limbaugh l'avait ensuite traitée de "salope" à l'antenne en estimant qu'en réclamant la couverture de la contraception par les assurances-santé, elle s'apparentait à une prostituée. M. Obama lui-même était intervenu dans la controverse et avait appelé Mlle Fluke pour lui manifester son soutien.

Les élus "n'ont pas entendu une seule femme, alors qu'ils parlaient d'un thème qui affecte presque toutes les femmes. Puisque cela s'est passé au Congrès, les gens ont remarqué", a souligné Sandra Fluke. "Beaucoup de femmes sont muselées (...) Je suis ici parce que j'ai refusé de me taire, et en novembre, chacune d'entre nous doit se faire entendre", a-t-elle dit.

Elle a assuré, sans nommer M. Romney, qu'à l'avenir "votre nouveau président pourrait être quelqu'un qui reste inerte quand une personnalité essaie de faire taire une citoyenne avec des insultes haïssables".

"Ce seraient une Amérique où un nouveau vice-président serait quelqu'un qui aurait été l'auteur d'un texte de loi qui laisserait des femmes mourir dans des salles d'urgence", a-t-elle ajouté, en allusion au colistier de M. Romney, l'élu du Congrès Paul Ryan, opposé à l'avortement dans toutes les circonstances.

tq/lb

PLUS:afp