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05/09/2012 07:49 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

Convention démocrate: Bill Clinton dénonce la "pagaille" des républicains

L'ancien président américain Bill Clinton devait s'en prendre à la "pagaille totale" laissée selon lui par les républicains à Barack Obama, mercredi lors de la convention nationale de Charlotte qui va investir le président démocrate pour briguer un second mandat.

Pendant la convention républicaine la semaine dernière "à Tampa, l'argument des républicains contre la réélection du président était assez simple: nous lui avons laissé une pagaille totale, il n'a pas fini de tout nettoyer, donc virez-le et remettez-nous à sa place", devait déclarer M. Clinton, selon des extraits de son discours, clou prévu vers 22H30 (jeudi 02H30 GMT) de la deuxième journée de la grand-messe démocrate en Caroline du Nord (sud-est).

M. Obama, en revanche, a "posé les bases d'une économie plus moderne, plus équilibrée, qui produira des millions de nouveaux emplois, de nouvelles entreprises dynamiques, et beaucoup de nouvelles richesses pour les innovateurs", devait également affirmer M. Clinton, resté très populaire.

Un haut responsable démocrate a indiqué à l'AFP que M. Obama regarderait son prédécesseur depuis les coulisses du "Time Warner Cable Arena" de Charlotte. Il n'a pas précisé si le président monterait sur scène.

En attendant M. Clinton, dans ce complexe bourré à craquer au point que les pompiers en ont fermé l'accès, les 6.000 délégués démocrates ont écouté depuis la fin de l'après-midi une série d'intervenants évoquer la défense de la classe moyenne, le leitmotiv de M. Obama.

M. Obama, qui est arrivé mercredi après-midi à Charlotte, tentera le 6 novembre de conserver la Maison Blanche face au républicain Mitt Romney, quatre ans après le début d'une crise économique aiguë qui a coûté plus de huit millions d'emplois.

Président de 1993 à 2001, M. Clinton, 66 ans, a dirigé les Etats-Unis en période de forte croissance, de chômage faible et de surplus budgétaires, malgré une politique fiscale moins avantageuse pour les riches que celle défendue par les républicains, un fait que rappelle souvent M. Obama pour défendre ses propres projets.

Dans une campagne âpre qui reflète le faible écart des sondages, le camp de M. Romney a assuré que M. Obama, sous qui la dette publique a crû de plus de 5.000 milliards de dollars, ne pouvait pas décemment se réclamer de M. Clinton.

Après l'intervention de ce dernier, les délégués doivent procéder à un vote formel de désignation de M. Obama. Mais son discours d'investiture jeudi soir n'aura pas lieu comme prévu dans un stade découvert de 73.000 places, mais dans le "Time Warner Cable Arena", une enceinte cinq fois plus petite, en raison d'un risque de violents orages.

Les démocrates ont démenti avoir eu du mal à remplir ce stade comme certains républicains l'ont insinué. Une porte-parole de l'équipe de campagne de M. Obama a affirmé que M. Obama était déçu de cette occasion manquée, mais que la sécurité primait. Les deux filles des Obama, âgées de 11 et 14 ans, assisteront au discours de leur père, a par ailleurs indiqué la Maison Blanche.

La convention, censée montrer au grand public une image d'unité, a connu un "couac" mercredi lorsque des délégués ont bruyamment manifesté leur désaccord avec la réintroduction dans le programme démocrate, à la demande de M. Obama selon son équipe, de la mention de Jérusalem comme "capitale d'Israël".

Alors que le vote anticipé dans certains Etats aura commencé dès jeudi, M. Obama, accompagné de son épouse Michelle qui a fait un triomphe mardi soir à Charlotte, doit repartir en campagne vendredi avec son vice-président Joe Biden dans le New Hampshire et dans l'Iowa, Etats cruciaux où M. Romney a prévu de se rendre le même jour.

Les deux camps auront les yeux rivés sur les chiffres mensuels du chômage qui tomberont en début de matinée.

bur-tq/lb

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