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Cisjordanie: un officier des services de sécurité palestiniens tué à Jénine

05/09/2012 09:40 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

Un officier des services de sécurité de l'Autorité palestinienne a été tué de six balles durant la nuit de mardi à mercredi à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, ont indiqué des responsables des services de sécurité palestiniens.

La victime, Hicham al-Roukh, 41 ans, commandant adjoint du Service de sécurité préventive à Jénine, a été abattue par des inconnus alors qu'elle rentrait en voiture à son domicile, a-t-on ajouté de mêmes sources en annonçant l'ouverture d'une enquête.

Il était également un cadre du Fatah, le mouvement du président Mahmoud Abbas et chef du comité populaire pour le camp de réfugiés de Jénine, a-t-on poursuivi de mêmes sources.

M. Abbas a condamné dans un communiqué ce "crime odieux", ajoutant avoir "donné des instructions fermes à tous les organismes de sécurité compétents dans les Territoires palestiniens pour agir de toutes leur force contre ces groupes hors-la-loi et étrangers à notre peuple à l'agenda suspect, qui veulent nous ramener à la période de chaos".

Le gouverneur de Jénine, Talal Dweikat, s'est engagé, dans une déclaration aux journalistes, à "agir sans relâche pour retrouver les auteurs de cet acte criminel", jugeant "trop tôt pour établir un lien entre ce crime et la dernière campagne sécuritaire, ou à la situation qu'a connue la province".

Le 1er juillet, un député du Fatah, Chami al-Chami, avait été blessé par balles par des inconnus à Jénine.

Une vive tension règne dans la ville, l'une des premières de Cisjordanie à être reprise en main par la Sécurité palestinienne à partir de 2007, sous la supervision du général américain Keith Dayton, depuis le décès du précédent gouverneur, Qaddoura Moussa, qui a succombé à une crise cardiaque après des tirs contre la façade de sa maison en mai 2012.

Ces tirs ont été imputés à une famille ulcérée par le refus des autorités d'ouvrir une enquête sur la mort d'un des siens lors d'une arrestation.

La situation a commencé à se dégrader à Jénine, vitrine du retour à l'ordre et à la stabilité en Cisjordanie après des années de violence, à la suite de l'assassinat en avril 2011 du directeur israélo-palestinien du théâtre du camp de réfugiés de la ville, Juliano Mer-Khamis, qui n'a toujours pas été élucidé malgré les nombreuses interpellations effectuées par la sécurité palestinienne et l'armée israélienne.

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