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Attentat meurtrier au Métropolis : la classe politique consternée

05/09/2012 09:33 EDT | Actualisé 05/11/2012 05:12 EST

La classe politique est déchirée entre tristesse et consternation au lendemain de l'attentat survenu en plein rassemblement de victoire péquiste qui s'est soldé par la mort d'un homme. Une autre personne se trouve dans un état grave, mais est cependant hors de danger.

Le suspect, un homme de 62 ans, a rapidement été arrêté par les policiers.

La première ministre élue Pauline Marois, qui avait été évacuée d'urgence de la scène par ses gardes du corps, avant de revenir quelques minutes plus tard terminer son discours à ses partisans, s'est dite mercredi matin remise de ses émotions, da ns un bref commentaire à la sortie de son hôtel.

Elle a indiqué qu'elle avait tenté d'appeler les familles des victimes. « Je suis tellement triste de ce qui s'est passé », a déclaré Mme Marois.

Plus tôt, par voix de communiqué, la première ministre élue avait une première fois dénoncé l'acte de l'individu appréhendé.

« Jamais une société comme la nôtre ne laissera la violence dicter ses choix collectifs. C'est par la voix démocratique qu'il faut s'exprimer, comme les Québécois ont pu le faire [mardi] », a-t-elle ajouté, disant souhaiter que la personne blessée s'en sorte indemne.

Le premier ministre sortant, Jean Charest, s'est dit fort attristé par la tragédie.

« Nos pensées sont avec les victimes et les familles, et sans doute que plus tard pendant la journée, on aura plus d'informations sur ce qui s'est passé. Mais on est très, très attristés que l'événement d'hier se soit passé et qu'en plus, ça se passe dans le cadre d'un événement politique, c'est dramatique. Alors, nos pensées sont avec la famille et avec les victimes », a dit le chef du Parti libéral.

« On est tous consternés par ce qui s'est produit », avait plus tôt indiqué Hugo D'amours, l'attaché de presse de Jean Charest.

La Coalition avenir Québec a qualifié l'attentat d'« incident déplorable » et s'est dite « soulagée que Mme Marois n'ait pas été blessée ». Le chef de la CAQ, François Legault, a pour sa part déclaré:« Mes pensées sont d'abord avec la famille et les proches de la victime d'hier soir. C'est dramatique, infiniment triste et inacceptable, surtout pendant un évènement politique. La CAQ condamne ces gestes de violence. »

Par voie de communiqué, Québec solidaire a pour sa part fermement condamné cet acte et a indiqué offrir tout son soutien « aux familles » des victimes » et « aux membres du Parti québécois ».

Le premier ministre du Canada a lui aussi officiellement réagi à la fusillade. Stephen Harper s'est dit tout à la fois furieux et attristé par « l'horrible fusillade » et a offert ses condoléances à la famille et aux amis de la victime.

Les députés du NPD, réunis en caucus mercredi matin, ont de leur côté observé une minute de silence. « Évidemment, on est tous bouleversés suite à ce qui est arrivé hier soir. Nos premières pensées sont avec les victimes, leurs familles et leurs proches. Et on va laisser la police continuer de bien faire son travail », a déclaré le chef néo-démocrate Thomas Mulcair.

Le maire de Montréal Gérald Tremblay a offert ses condoléances à la famille de l'homme qui a perdu la vie et a souligné le bon travail des policiers. Il a commenté avec réserve ce qui s'est produit, disant croire qu'il s'agit d'un événement isolé peu susceptible de porter atteinte à la réputation de la métropole.

Veillée à la bougie pour les victimes

Une page Facebook a été créée pour inviter les citoyens à prendre part à une veillée à la bougie qui se tiendra mercredi à 20 h, au Métropolis. « En soutien aux victimes, aux familles des victimes, et à tout un peuple qui a besoin de paix. Puisque la peur et la haine n'amènent que plus de peur et de haine... Offrons-nous plutôt, ensemble, un peu d'amour et d'espoir. Souvenons-nous du 4 septembre 2012 », peut-on lire sur l'invitation.

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