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USA: le programme des démocrates abandonne Jérusalem, "capitale d'Israël"

04/09/2012 03:18 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

Le Parti démocrate américain ne fait plus mention de Jérusalem, "capitale d'Israël" dans son programme de gouvernement contrairement à 2008, une omission dénoncée mardi par le candidat républicain à la présidentielle, Mitt Romney.

En 2008, le programme démocrate diffusé lors de la convention nationale de Denver (Colorado, ouest) affirmait que "Jérusalem est, et restera la capitale d'Israël".

Ce texte ajoutait aussi que "les parties (israélienne et palestinienne, NDLR) sont d'accord sur le fait que le statut de Jérusalem sera fixé par des négociations".

Or, toute mention de Jérusalem ou même d'Israël a disparu du programme démocrate pour 2012. Ce texte a été diffusé tard lundi soir, avant l'ouverture mardi à Charlotte (Caroline du Nord, sud-est) de la convention nationale qui va formellement investir le président Barack Obama comme candidat.

Contacté par l'AFP, le parti démocrate n'a pas réagi dans l'immédiat.

M. Romney, dans un communiqué, a dénoncé l'attitude de la formation, qui selon lui a "adhéré au refus honteux du président Obama de reconnaître que Jérusalem est la capitale d'Israël".

"Les quatre années de tentatives répétées du président Obama de créer une faille entre les Etats-Unis et notre cher allié ont conduit le parti démocrate à retirer de son programme une reconnaissance sans équivoque d'une réalité simple", a-t-il ajouté.

"En tant que président, je rétablirai notre relation avec Israël et serai solidaire de notre allié proche", a conclu M. Romney, qui avait déjà qualifié Jérusalem de "capitale d'Israël" lors d'une visite sur place début août.

Cette mention avait provoqué la colère des Palestiniens qui veulent faire de la partie orientale annexée de la ville la capitale d'un futur Etat.

La Maison Blanche avait alors expliqué que M. Romney avait adopté un position contraire à celle de tous les présidents américains récents, républicains comme démocrates.

"La position de cette administration est que la capitale est quelque chose qui devra être décidé dans des négociations sur le statut final (de Jérusalem) entre les deux parties", avait indiqué un porte-parole de la présidence, Josh Earnest.

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