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Northern Gateway:un tel projet ne peut éviter la controverse, dit un responsable

04/09/2012 11:01 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

EDMONTON - L'homme en charge du controversé projet d'oléoduc Northern Gateway a déclaré que depuis que le Canada a été fondé, les méga-projets ont généré leur lot de controverses à court terme, avant d'offrir des bénéfices à long terme au pays.

Dans sa déclaration d'ouverture devant un comité fédéral chargé de revoir le projet d'une valeur de 6 milliards $, John Carruthers a rappelé qu'il existait en 1871 une controverse entourant les chemins de fer du Canadien Pacifique.

M. Carruthers, le président du projet pour l'entreprise Enbridge (TSX:ENB), a aussi dit que l'oléoduc TransCanada et la voie maritime du Saint-Laurent avaient entraîné des débats houleux similaires, mais qu'ils avaient généré des résultats qui avaient contribué à façonner le pays.

Ses remarques ont été entendues dans le cadre des audiences de la commission d'évaluation environnementale sur le projet d'oléoduc, dans l'ouest canadien, qui reprenaient mardi, à Edmonton.

Un comité de trois personnes a visité l'Alberta et la Colombie-Britannique afin d'écouter les arguments portant sur l'oléoduc, qui servira à transporter le brut tiré des sables bitumineux de l'Alberta à la côte de la Colombie-Britannique, avant d'être expédié par super pétrolier vers l'Asie.

Une vice-présidente d'Enbridge, Janet Holder, affirme que l'entreprise se réjouit de pouvoir partager les conclusions de ses examens approfondis, études économiques et autres consultations avec la population. Elle a ajouté qu'il lui importait d'aborder les craintes exprimées au cours des audiences.

La société Enbridge souhaite aller de l'avant avec la construction d'un oléoduc de 1200 kilomètres qui assurerait le transport de 525 000 barils de brut par jour.

Un second oléoduc acheminerait le condensat, un produit dérivé du gaz naturel utilisé pour alléger les produits pétroliers pendant le transport.

L'accueil à ce projet de 5,5 milliards $ est toutefois mitigé. Des groupes écologistes et des communautés autochtones estiment que les risques d'une rupture de l'oléoduc ou de déversement de pétrolier sont trop élevés.

Quant au gouvernement de la Colombie-Britannique, il se plaint d'être exposé aux principaux risques environnementaux du projet sans en tirer une juste part des bénéfices.

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