NOUVELLES

Michelle Obama, l'indispensable First Lady pour maintenir la flamme

04/09/2012 01:29 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

Dynamique, drôle et extrêmement populaire, Michelle Obama est devenue ces derniers mois la meilleure avocate de son mari pour convaincre des Américains parfois désenchantés de lui donner quatre ans de plus à la Maison Blanche.

Mardi soir, elle était l'intervenante star de la première journée de la convention démocrate réunie pour trois jours à Charlotte (Caroline du Nord, sud-est).

A 48 ans, celle qui au tout départ n'était pas emballée par les ambitions politiques de son mari, a énergiquement dépoussiéré en quatre ans l'improbable costume de Première dame des Etats-Unis. Elle tweete, elle blogue, n'hésite pas à faire des pompes à la télévision, parle avec amour de son mari et de leurs deux filles Sasha et Malia, fait des dizaines de couverture de magazines dont celle de Vogue, souvent encensée pour son élégance.

Mais cette avocate de formation, diplômée d'Harvard, est aussi d'une parfaite discipline dans la campagne.

Depuis le printemps, elle a participé à quelque 80 réunions de collecte de fonds et 24 étapes de campagne pour Barack Obama. Excellente oratrice, elle met toute son énergie à atténuer la frustration des électeurs par rapport aux piètres résultats de l'économie et à les convaincre, notamment les femmes, de ne pas lâcher celui en qui ils ont mis tous leurs espoirs de changement en 2008.

"Quoi que je dise aujourd'hui, ce sera nettement moins bien que ce que vous entendrez ce soir de la star de la famille, Michelle Obama", a plaisanté, quelques heures avant son discours, Barack Obama, en campagne en Virginie (est).

Oublié le souvenir de celle qui avait été parfois caricaturée comme une "femme noire en colère".

En quatre ans, sa courbe de popularité s'est infléchie à l'inverse de celle de son mari, passant de 43% avant la convention de 2008 à 66% d'opinions favorables selon un récent sondage Gallup, contre 45% pour Barack Obama.

"Comment ne pas l'aimer? Elle élève des filles magnifiques, est à l'origine d'initiatives très populaires chez les électeurs, et est une femme intelligente et attirante", explique à l'AFP Thomas Mann, expert de la Brookings Institution.

"C'est la première en matière de mode, c'est la première des mamans, la première des jardinières", résume aussi Robert Watson, de l'université de Lynn (Floride, sud-est). "Et ça marche".

Mme Obama, qui a toujours évité les sujets politiquement sensibles, a bâti sa popularité sur des thèmes qui parlent aux Américains, comme ses campagnes contre l'obésité des enfants et pour une meilleure alimentation --elle a un jardin bio à la Maison Blanche-- ou en faveur des familles d'anciens combattants.

Le magazine Forbes, qui tous les ans la place dans sa liste des 100 femmes les plus puissantes du monde, la décrivait déjà en 2010 comme "une icône de la mode et une mère sportive de deux jeunes filles. C'est Jackie Kennedy avec un diplôme de droit décroché à Harvard, couplé à une bonne culture de la rue acquise dans les quartiers sud de Chicago", où elle a grandi, fille d'un employé municipal et d'une secrétaire.

A Charlotte, où se déroule la convention, les délégués démocrates rivalisaient de compliments.

"Elle est magnifique, c'est un exemple pour toutes les femmes", déclarait Shelby County, une grand-mère de Memphis (Tennessee, sud), venue avec sa petite-fille de trois ans, "pour en faire la prochaine génération de démocrates".

"Je l'adore", confiait aussi Kelly Jacobs, déléguée du Mississippi (sud), habillée en drapeau américain. "Elle est tellement incroyable, donne tellement de son temps pour aider les enfants, lutter contre l'obésité, aider les familles de militaires".

bd/lb/sam

PLUS:afp