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Mer Morte: le "pillage" des ressources palestiniennes, un "crime de guerre" (Erakat)

04/09/2012 08:58 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

Le négociateur palestinien Saëb Erakat a qualifié de "crime de guerre" israélien le "pillage" des ressources palestiniennes de la mer Morte, dénoncé dans un rapport de l'ONG Al-Haq.

Dans un rapport publié lundi sur le "pillage de la mer Morte", l'ONG palestinienne accuse les autorités israéliennes de complicité en "accordant des aides substantielles aux colons et en agréant la société (de produits cosmétiques, NDLR) Ahava, dont 44,5 % des actions sont détenues par les colonies de +Mitzpe Shalem+ et +Kalia+".

Dans un communiqué, M. Erakat affirme que "ce rapport montre que ces colons et ces compagnies profitent directement de l'accaparement des ressources naturelles palestiniennes et peuvent être coupables du crime de pillage".

"Israël doit répondre de ses crimes", conclut-il, condamnant également la confiscation annoncée par les autorités israéliennes de "3.500 dounoums (350 hectares, NDLR) de terres dans la vallée du Jourdain près de Jéricho, dans une zone abritant 45.000 palmiers et qui produit 700 tonnes de dattes par an pour l'exportation".

Située au point le plus bas du globe (-417 mètres sous le niveau de la mer), cette mer, la plus salée au monde, menacée d'assèchement, baigne Israël, la Jordanie et la Cisjordanie occupée.

Al-Haq exhorte dans son rapport l'Union européenne "compte tenu du débat en cours sur la légalité des produits des colonies et sur les possibles implications juridiques de leur commerce sur le marché européen", à s'assurer que "la politique commerciale européenne et les mécanismes de tarifs préférentiels conclus par ses Etats membres" ne contribuent pas à des violations des droits de l'Homme.

Les produits des colonies israéliennes sont en principe exclus de l'accès tarifaire préférentiel accordé à Israël au titre de l'accord d'association avec l'UE.

Mais en pratique, cette réglementation est largement contournée, ce qui a amené plusieurs pays à imposer un étiquetage distinctif aux marchandises israéliennes fabriquées en territoire palestinien occupé.

bur-sst/agr/sbh

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