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Les conservateurs vantent l'apport économique des ressources naturelles

04/09/2012 02:13 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

OTTAWA - Le gouvernement fédéral conservateur a dévoilé mardi de nouvelles données économiques dans les secteurs de l'énergie et des mines qui l'aideront à justifier son soutien aux industries du secteur des ressources naturelles contre les environnementalistes et ses opposants.

Le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, a indiqué que son ministère avait calculé combien d'argent ce secteur rapportait à l'économie canadienne — plutôt que de compter le nombre de barils de brut et de tonnes de métal.

Selon les chiffres les plus récents, l'énergie, la foresterie et les mines représentent 15 pour cent des revenus du Canada en 2011.

M. Oliver a soutenu que si l'on tient compte des retombées indirectes, les ressources naturelles fournissent 20 pour cent des revenus et environ 10 pour cent des emplois au pays.

«Ce ne sont pas que des sables bitumineux et ce n'est pas que l'Alberta», a dit M. Oliver dans un discours présenté devant la Chambre du commerce de Toronto.

«C'est la foresterie en Colombie-Britannique, la potasse et l'uranium en Saskatchewan, les mines dans le secteur de Sudbury en Ontario, l'hydro-électricité au Québec et tous les réseaux d'approvisionnement qui y sont associés.»

Jadis, une personne intéressée par l'évaluation du secteur des ressources naturelles devait se fier sur des données qui ne sont pas optimales.

Les statistiques du produit intérieur brut réel qui sont publiées tous les trois mois ne rendent pas justice à l'énorme impact des prix sur l'économie. Et les données du produit intérieur brut par type d'industrie, qui inclut l'effet des prix, n'ont été disponibles que jusqu'à 2008 — la préhistoire lorsque vient le temps de calculer l'impact d'une portion fluctuante de l'économie.

M. Oliver a mentionné que l'exercice avait démontré qu'en Alberta et en Saskatchewan, l'énergie et les ressources naturelles comptaient pour le tiers du produit intérieur brut. À Terre-Neuve-et-Labrador, c'est 40 pour cent.

Cependant, les autorités n'ont pas expliqué leur méthodologie, ni publié des analyses par année ou par province des résultats.

M. Oliver a souligné que les calculs pouvaient être utilisés afin de déterminer que les ressources naturelles génèrent 800 000 emplois directs, ainsi que 800 000 autres indirectement dans d'autres secteurs d'activités.

L'impact continuera de progresser, a-t-il ajouté.

D'après les derniers calculs du ministère, les investissements dans les grands projets de développement des ressources naturelles s'élèveront à 650 milliards $ durant la prochaine décennie, soit plus que les 500 milliards $ initialement prévus.

«Ces 650 milliards $ représentent des centaines de milliers d'emplois de qualité, bien rémunérés pour les familles de la classe moyenne canadienne dans chaque secteur de notre économie, dans chaque région de notre pays», a conclu M. Oliver.

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