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Le pétrole finit dans le rouge, plombé par des craintes sur la croissance

04/09/2012 03:07 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole ont terminé la séance mardi dans le rouge, les courtiers accueillant avec inquiétude des indicateurs économiques en berne aux Etats-Unis, de mauvais augure pour la demande du premier consommateur de brut au monde.

Le baril de référence pour livraison en octobre a cédé 1,17 dollar par rapport à la clôture de vendredi sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 95,30 dollars. Les marchés étaient fermés lundi aux Etats-Unis pour cause de jour férié.

Après une ouverture en hausse, les courtiers tablant sur une intervention prochaine des banques centrales européenne et américaine pour stimuler l'économie mondiale, les prix du pétrole ont brutalement chuté en cours d'échanges à la publication de mauvais chiffres économiques aux Etats-Unis.

Les marchés des matières premières "continuent de subir la pression d'une économie qui s'assombrit", s'inclinant mardi dans le sillage des places boursières, a noté Michael Haigh, de Equity Station après la diffusion des chiffres de l'activité manufacturière aux Etats-Unis qui ont montré une contraction en août, pour le troisième mois d'affilée.

Autre facteur de crainte pour la croissance américaine, les dépenses de construction dans le pays ont également déçu en reculant en juillet.

"Depuis 2008 (et la crise financière, ndlr), les données de base du marché du brut ont laissé la première place aux inquiétudes liées à la macroéconomie et aux annonces de politique" monétaire, a par ailleurs constaté M. Haigh.

Dans la matinée, les prix s'étaient hissés au-dessus du seuil des 97 dollars, dans l'attente de l'annonce de nouvelles mesures de relance de la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa réunion de politique monétaire jeudi.

D'autre part, "les courtiers sont de plus en plus convaincus que la Banque centrale américaine (Fed) va annoncer une nouvelle vague d'assouplissement monétaire" soutenant les prix des matières premières, "du brut jusqu'à l'or et à l'argent", a noté John Kilduff, de Again Capital.

Vendredi, le président de la Fed Ben Bernanke avait rappelé sa détermination à agir davantage pour soutenir l'économie "si nécessaire". Or, des mesures de soutien de la Fed peuvent prendre la forme d'injections de liquidités dans l'économie, susceptibles d'alimenter les investissements dans les matières premières mais aussi de diluer la valeur du billet vert.

Le dollar a cependant repris de la vigueur dans l'après-midi, dopé par un accès de frilosité des investisseurs à la recherche de valeurs refuges telles que la devise américaine, rendant moins attractifs les achats de brut libellés dans cette monnaie pour les acheteurs munis d'autres devises.

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