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Le Parti québecois favori des législatives au Québec

04/09/2012 03:52 EDT | Actualisé 03/11/2012 05:12 EDT

GATINEAU, Que. - GATINEAU, Québec (Sipa) — Les électeurs québecois sont appelés aux urnes ce mardi pour des élections législatives anticipées qui pourraient permettre à un parti souverainiste, le Parti québecois (PQ), de revenir au pouvoir.

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) et Premier ministre Jean Charest, qui dirige cette province canadienne depuis près de dix ans, a appelé à l'organisation d'élections anticipées le 1er août, et traîne depuis dans les sondages derrière Pauline Marois, leader du Parti québecois.

Certains sondages montrent toutefois que le parti de Pauline Marois -qui pourrait devenir la première femme à accéder au poste de Premier ministre au Québec- risque de ne pas récolter assez de suffrages pour obtenir la majorité des sièges à l'Assemblée.

Pauline Marois a laissé planer l'incertitude sur l'éventuelle organisation d'un nouveau référendum sur l'indépendance en cas de victoire de son parti. Deux référendums ont déjà été organisés au Québec sur ce sujet, en 1980 et 1995. La dernière fois, le "non" l'avait emporté de peu.

D'après un récent sondage, moins de 30% des Québecois sont actuellement favorables à l'indépendance.

Jean Charest a appelé à l'organisation de ce scrutin plus d'un an avant la date prévue, en raison notamment de la crise liée à l'augmentation des frais de scolarité des étudiants, qui a entraîné l'organisation de nombreuses manifestations depuis le mois de février, et quelque 2.500 arrestations.

Malgré des augures défavorables, Jean Charest s'est dit "très confiant" lundi de reporter le PLQ au pouvoir pour une quatrième fois d'affilée. La population veut continuer "à bien vivre", a déclaré le chef libéral, vantant le bilan économique "exceptionnel" de son gouvernement depuis quatre ans.

En dépit des sondages qui le placent en troisième position à l'échelle nationale et l'usure de neuf ans de pouvoir, M. Charest a déclaré lors d'un point de presse qu'il avait encore des choses à accomplir.

Il a fait un dernier tour de piste à Québec dans l'espoir de contrer la poussée d'un nouveau parti, la Coalition avenir Québec (CAQ), dirigé par un ancien responsable du PQ, François Legault. Le leader libéral a dit croire que la population choisira "la stabilité et la création d'emplois" plutôt que "les référendums et la rue".

Les Québécois ont tout intérêt à élire un gouvernement qui se "tiendra debout" devant l'adversité, a fait valoir M. Charest, accusant son homologue péquiste Pauline Marois de "plier devant la rue à chaque fois que quelqu'un manifeste".

Les électeurs tentés par la CAQ risquent aussi de déchanter, selon le chef libéral, pour qui la formation de François Legault n'a aucune chance de former le prochain gouvernement. Tout au plus, les voix recueillis par la CAQ aideront Pauline Marois à prendre le pouvoir et enclencher le processus référendaire, a-t-il prévenu.

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