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Le Japon offre de payer pour nettoyer les débris du tsunami en Amérique du Nord

04/09/2012 09:06 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

VANCOUVER - Des responsables gouvernementaux en Colombie-Britannique accueillent favorablement l'offre du Japon de payer pour le nettoyage des débris du tsunami se retrouvant sur la côte ouest de l'Amérique du Nord, mais certaines personnes affirment que le coût du nettoyage est le moindre des soucis pour la province.

Selon John Disney, le responsable du développement économique de la communauté d'Haida Gwaii, la question la plus importante est plutôt la façon dont sera gérée «l'île de débris» qui dérive actuellement dans l'océan Pacifique, si elle atteint la côte britanno-colombienne.

À l'aide d'images satellite, M. Disney estime que la quantité de matériaux qui pourraient former l'imposant champ de débris correspond approximativement à la taille de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et de la moitié de la Saskatchewan combinées.

M. Disney soutient qu'il n'existe pas de dépotoir assez grand sur la planète pour gérer l'ensemble des débris.

Jusqu'à cinq millions de tonnes de débris ont été emportés dans l'océan lorsqu'un puissant tremblement de terre et un tsunami ont frappé le Japon en mars 2011, provoquant non seulement des morts et de la destruction, mais également un effondrement de l'activité nucléaire du pays.

Le ministère japonais de l'Environnement estime que les courants océaniques transporteront vraisemblablement de grandes quantités de débris sur la côte pacifique à partir d'octobre. Environ 40 000 tonnes de débris devraient parvenir à une distance de moins de 10 kilomètres de la côte nord-américaine d'ici février prochain.

De grands débris ont déjà traversé l'océan.

En juin, un quai flottant d'environ 21 mètres de long s'est échoué sur une plage de l'Oregon après avoir dérivé dans l'océan Pacifique.

En avril, une moto se trouvant dans un conteneur est arrivé sur l'Île de Graham, au large de la côte britanno-colombienne.

Selon la loi internationale, le Japon n'est pas obligé de s'occuper des débris.

Le site Nikkei.com rapporte toutefois que le Japon considère ce geste comme une façon de montrer son appréciation pour le soutien à la suite du désastre.

Le Japon pourrait également offrir de l'assistance technique pour nettoyer des débris par l'entremise d'une organisation non gouvernementale qui se concentre sur les écosystèmes côtiers.

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