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04/09/2012 10:44 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

Jean Charest perd Sherbrooke

Un texte de Gaétan Pouliot

Le chef du Parti libéral Jean Charest a finalement perdu la circonscription de Sherbrooke, en Estrie. Les électeurs lui ont préféré Serge Cardin du Parti québécois.

« Un grand, grand merci de nous avoir fait confiance durant 28 ans », a dit Jean Charest au nom de sa famille, devant des militants à Sherbrooke.

Élu pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1998 sous la bannière libérale, Jean Charest perd ainsi sa première élection en 28 ans de carrière politique. Il était auparavant député fédéral pour le défunt Parti progressiste-conservateur du Canada, aussi dans Sherbrooke.

Lors de son discours de défaite, il a voulu rassurer les troupes libérales.

« Ce n'est pas le résultat que j'aurais souhaité », a-t-il ajouté, soutenant qu'il assumait « l'entière responsabilité du résultat que l'on a ce soir ».

Le premier ministre sortant a d'ailleurs souligné que des candidats libéraux avaient été élus dans presque chaque région du Québec.

Il a vanté le bilan économique de son gouvernement, estimant que les libéraux laissaient « la maison en bon ordre ».

Jean Charest a félicité ses adversaires : la péquiste Pauline Marois, « la première femme à devenir première ministre du Québec », Français Legault, qui a réussi à mettre sur pied un nouveau parti politique dans un cours espace de temps, et les coporte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir et Françoise David.

Le chef du Parti libéral qui n'a pas parlé de son avenir politique a aussi dit que sa formation politique travaillerait dans un esprit de cohabitation avec le gouvernement minoritaire.

Il a aussi souhaité bonne chance à Serge Cardin, élu dans Sherbrooke.

En entrevue à Radio-Canada, Serge Cardin a indiqué que tout au long de la campagne, il s'était montré confiant, mais prudent, et qu'il avait senti le lien de confiance fort avec la population.

Le chef du PLQ a ainsi perdu son pari : remporter une quatrième élection consécutive et devenir ainsi l'un des premiers ministres avec la plus grande longévité de l'histoire de la province.

Né à Sherbrooke en 1958, Jean Charest est marié et père de trois enfants.

Les ministres remportent leur combat

Contrairement à leur chef, la plupart des ministres libéraux conservent leur siège de député. 16 des 21 ministres ont été élus.

Le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet (Laval-des-Rapides) a par contre été défait face au péquiste Léo Bureau-Blouin, ex-leader étudiant et figure de proue du mouvement de contestation contre la hausse des droits de scolarité. Même chose pour le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune, Serge Simard (Dubuc), au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui a perdu aux mains de la péquiste Jean-Marie Claveau.

À Québec, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Clément Gignac (Taschereau), a perdu face à la péquiste Agnès Maltais. Le ministre Gignac qui avait été élu dans la région de Montréal a décidé pour cette élection de se présenter dans le coeur de la Vielle-Capitale. Mme Maltais est députée de Taschereau depuis 1998.

Pour sa part, Pierre Corbeil (Abitibi-Est), ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, a perdu face à Élizabeth Larouche du PQ.

Pour me joindre :

gaetan.pouliot@radio-canada.ca

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