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Imposante délégation diplomatique et commerciale américaine en Egypte samedi

04/09/2012 03:05 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

Le secrétaire d'Etat adjoint américain Thomas Nides, la chambre de commerce américaine et une centaine d'entrepreneurs se rendent en Egypte samedi pour doper le développement économique de ce pays qui a demandé l'aide du FMI, a indiqué mardi le département d'Etat.

"L'Egypte doit clairement se remettre sur pied économiquement (...) et nous souhaitons l'aider parce que nous voulons sa prospérité", a déclaré un porte-parole du département d'Etat, Patrick Ventrell, en annonçant la venue au Caire le 8 septembre de M. Nides, du conseiller adjoint à la sécurité nationale Michael Froman, de représentants de la chambre et du ministère du Commerce et de plus de 100 dirigeants d'une cinquantaine d'entreprises.

C'est la "plus grande délégation commerciale jamais organisée dans la région", s'est félicité le département d'Etat, qui veut "exprimer la confiance des milieux d'affaires américains dans l'Egypte et leur engagement pour son développement économique".

Cette visite fait suite à celle en juillet au Caire de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, dominée par des entretiens sur les difficultés économiques de l'Egypte, a rappelé M. Ventrell.

Le New York Times affirmait lundi que les Etats-Unis étaient proches de trouver un accord pour alléger d'un milliard de dollars la dette du Caire, une promesse faite en mai 2011 par le président Barack Obama, en même temps qu'un autre milliard d'aides supplémentaires destinées à accompagner la transition démocratique depuis le Printemps arabe.

"Les discussions continuent, mais nous n'avons rien à annoncer aujourd'hui", a indiqué le porte-parole du département d'Etat, précisant que les Etats-Unis "examinaient les moyens de fournir une assistance financière directe à l'Egypte".

L'Egypte, qui connaît depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011 une aggravation de sa crise économique, a demandé fin août un prêt de 4,8 milliards de dollars au Fonds monétaire international (FMI), plus élevé que l'enveloppe de 3,2 milliards de dollars d'abord envisagée.

Cette aide apporterait un ballon d'oxygène précieux au pays, mais le président islamiste Mohamed Morsi devra aussi réaliser des réformes difficiles pour redresser une économie en crise, selon des experts.

nr/sam

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