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04/09/2012 07:36 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

Désordre dans les mines sud-africaines: le NUM affirme contrôler la situation

Le syndicat des mineurs NUM, majoritaire en Afrique du Sud, a affirmé mardi "avoir la situation en main", mais s'inquiète d'une propagation du conflit social en cours à Marikana, dommageable selon lui pour toute l'industrie minière, "colonne vertébrale économique" du pays.

"Oui, nous avons les choses en main", a déclaré son président, Senzeni Zokwana, lors d'un point de presse à Johannesburg.

Son secrétaire général, Frans Baleni, a cependant admis que certains tentaient d'utiliser le drame de Marikana pour enflammer les esprits. A Rustenburg, grande ville minière à l'ouest de Johannesburg, proche de la mine de platine de Marikana où une grève illégale a fait 44 morts en août, "il y a des tentatives pour faire en sorte que cela s'étende", a-t-il dit.

"Dans un environnement normal, ce serait considéré comme du sabotage économique", a ajouté M. Baleni, notant que "l'industrie minière est la colonne vertébrale de l'économie sud-africaine".

Il a également dénoncé des tentatives "pour rendre "l'industrie minière ingérable", selon l'expression employée par Julius Malema, le jeune agitateur exclu de l'ANC qui exhorte depuis la mi-août les mineurs grévistes à ne rien céder sur leurs revendications.

Selon M. Baleni, "même le secteur des mines d'or est vulnérable".

M. Baleni a fait le lien entre ces troubles et les luttes internes à l'ANC au pouvoir dont le congrès est prévu en décembre à Maungaung (centre).

Les violences n'ont, selon lui, rien à voir avec le congrès ce mois-ci du Cosatu, la confédération chapeautant le NUM, mais "avec Maugaung peut-être".

"Ceux qui ont été débarqués de l'ANC tentent de se faire entendre", a-t-il dit, visant sans le citer Julius Malema.

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