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Conférence de presse à La Havane des FARC, qui pourraient annoncer des discussions avec le gouvernement colombien

04/09/2012 12:39 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

HAVANA - LA HAVANE (Sipa) — Les autorités cubaines organisaient mardi à La Havane une conférence de presse avec des représentants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qui pourraient annoncer à cette occasion le début d'un processus de paix historique avec le gouvernement colombien.

La guérilla marxiste des FARC a été fondée en 1964 par des paysans réclamant une réforme agraire et l'arrêt de la répression gouvernementale. Le mouvement, qui compte actuellement quelque 9.000 combattants, a subi au cours des dernières années d'importants revers militaires, dont la perte en novembre 2011 de son numéro un, Alfonso Cano.

Le président colombien Juan Manuel Santos a révélé la semaine dernière l'existence de pourparlers exploratoires avec les FARC, en vue de mettre fin au conflit qui a fait des dizaines de milliers de victimes. Certaines des discussions formelles devraient se tenir à Cuba, dont le gouvernement communiste a servi de médiateur dans ce dossier.

Selon la radio colombienne RCN, dirigée par un cousin du président Santos, les FARC et le gouvernement colombien sont convenus d'ouvrir des discussions à Oslo en Norvège, sous les auspices des gouvernements cubains et norvégiens, "garants" des pourparlers, ainsi que du Venezuela et du Chili, pays "participants".

D'après RCN, les négociations doivent porter sur six principaux points: réforme agraire -à l'origine du conflit-, participation politique, trafic de drogue, victimes et indemnisations, fin du conflit et application de l'accord de paix. Les autorités cubaines ont annoncé la conférence de presse dans un courriel à la presse étrangère, sans préciser la composition de la délégation des FARC.

La dernière tentative de négociations, en 2002, s'est soldée par un échec, les FARC refusant tout cessez-le-feu tout en poursuivant les enlèvements contre rançons et le trafic de cocaïne, sa principale source de financement.

Depuis, les FARC ont été soumis à une forte pression de l'armée colombienne, faisant fondre les effectifs de la guérilla qui a perdu depuis 2008 ses principaux chefs, dont le numéro un Alfonso Cano. Début avril 2012, les FARC ont libéré leurs derniers "prisonniers politiques", des policiers et militaires détenus depuis 12 à 14 ans, et annoncé avoir renoncé aux enlèvements.

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