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Bahreïn depuis le début de la contestation en 2011

04/09/2012 11:30 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

Bahreïn, un petit royaume du Golfe à majorité chiite mais dirigé par une dynastie sunnite, est secoué depuis 2011 par un mouvement de contestation du régime réclamant une monarchie constitutionnelle.

Selon Amnesty International, 60 personnes ont été tuées depuis le début de la révolte.

--2011--

- 14 fév: Début de la contestation pour réclamer des réformes politiques et sociales.

- 17 fév: Les forces de sécurité donnent l'assaut contre les protestataires sur la place de la Perle à Manama. Al-Wefaq, principal mouvement de l'opposition chiite, se retire du Parlement. Le 19, des milliers de manifestants reviennent sur la place après le retrait des chars.

- 14 mars: L'Arabie saoudite dépêche un millier de soldats pour soutenir le régime. Les Emirats arabes unis décident l'envoi de 500 policiers.

- 16 mars: Les forces donnent l'assaut à la place de la Perle et chassent les protestataires qui y campaient depuis un mois.

- 17-19 mars: Arrestation de cinq figures radicales de l'opposition, le monument de la place de la Perle est rasé.

- 29 juil: Al-Wefaq rejette les conclusions du dialogue national, réclamant "un gouvernement élu" et "une Assemblée disposant des pleines prérogatives".

- 23 nov: Une commission d'enquête indépendante dénonce un "usage excessif et injustifié de la force" lors de la répression de mars-février (35 morts, dont cinq civils sous la torture). Le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa accepte ses conclusions.

--2012--

- 15 jan: Le roi annonce une réforme constitutionnelle limitée, jugée insuffisante par l'opposition.

- 24 mars: Le Wefaq fait état de deux morts par inhalation de gaz lacrymogène dans la dispersion des manifestations. L'ONU stigmatise Bahreïn pour son "usage disproportionné" de la force.

- 22 avr: Le roi assiste au Grand Prix de Formule 1, exprimant sa reconnaissance pour le maintien controversé de la course. Les opposants ont multiplié les manifestations avant le Grand Prix.

- 3 mai: Le roi ratifie une série d'amendements constitutionnels, mais l'opposition qualifie d'"insuffisants" les pouvoirs supplémentaires accordés au Parlement.

- 14 juin: Une cour d'appel réduit les peines à l'encontre d'un groupe de médecins et membres du personnel médical, jugés pour leur soutien à la contestation.

- 17 août: Un adolescent chiite est tué par des policiers qui ouvrent le feu sur un groupe de protestataires ayant attaqué la police à coup de cocktails Molotov près de Manama. Escalade des manifestations.

- 23 août: Une cour d'appel acquitte le militant Nabil Rajab, condamné en première instance à trois mois de prison pour des propos sur Twitter, mais il doit toujours purger une peine de trois ans pour participation à des manifestations.

- 4 sept: Une cour d'appel de Bahreïn maintient de lourdes peines pour 13 militants, dont des chefs de l'opposition. Elle confirme la prison à perpétuité pour sept opposants, tous chiites, reconnus coupables de "conspiration pour renverser le gouvernement", et pour certains "d'espionnage". Parmi eux figure le militant des droits de l'Homme Abdel Hadi al-Khawaja, qui possède également la nationalité danoise et qui a mené jusqu'en mai une grève de la faim de 110 jours.

acm/bc/hj

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