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Allemagne: mobilisation autour de Pezzoni, forcé de quitter son club

04/09/2012 08:57 EDT | Actualisé 04/11/2012 05:12 EST

Les autorités du football allemand se mobilisent autour du cas du joueur Kevin Pezzoni, forcé de quitter son club de Cologne après avoir été physiquement menacé par des supporteurs, le sélectionneur Joachim Löw dénonçant une situation "inacceptable".

"Il est inacceptable que quelque chose comme ça puisse se produire", a déclaré mardi le sélectionneur de la Nationalmannschaft qui prépare actuellement la rencontre de qualification pour la Coupe du monde face aux Iles Féroé, vendredi.

"Il faut sérieusement réfléchir à comment nous pouvons éviter ce genre de choses à l'avenir", a-t-il ajouté.

Pezzoni a obtenu de Cologne, club de 2e division, la résiliation de son contrat après avoir été menacé devant son domicile suite à la défaite contre Cottbus vendredi (1-0).

"Un groupe de personnes lui a tendu un guet-apens devant son domicile pour l'accoster et lui proférer de sérieuses menaces. Ils ont collé un mot sur sa voiture disant clairement qu'ils voulaient lui faire du mal. Ces gens ont franchi une limite", avait expliqué son entraîneur Holger Stanislawski.

Le défenseur de 23 ans avait déjà été impliqué dans un incident la saison dernière. Il avait été victime d'une fracture du nez lors d'une agression durant la période de carnaval.

Le manageur de la sélection allemande Oliver Bierhoff a lui-aussi exprimé son indignation. "Ces gens-là ne sont pas des supporteurs, ce sont des criminels qui doivent être surveillés et exclus du monde du sport", a-t-il jugé.

"Il ne faut pas sous-estimer cette affaire et il faut travailler ensemble pour traiter le problème", a-t-il ajouté, tandis que le président du syndicat des joueurs (VdV), Ulf Baranowsky, a indiqué avoir suivi ce dossier avec "horreur".

"Si ça continue, ça va bientôt se passer comme au Mexique, où on fait déjà la chasse à certains joueurs jusqu'à la mort. Il y a aussi des cas similaires en Afrique du sud", a-t-il dit au journal Bild.

"C'est en tous points inacceptable", a de son côté commenté le président de la Ligue allemande de football (DFL) Reinhard Rauball à la télévision. "Maintenant, ça doit être clair pour tout le monde qu'il ne peut y avoir aucune tolérance vis-à-vis d'un cas comme celui-là", a-t-il ajouté.

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