POLITIQUE

Victoire du PQ : pas de chute des marchés prévue

03/09/2012 12:06 EDT | Actualisé 03/11/2012 05:12 EDT
CP

L'élection d'un gouvernement séparatiste au Québec, mardi, pourrait provoquer une légère fluctuation sur les marchés torontois, mais pas de soubresaut majeur, selon nombre d'experts.

Les derniers sondages indiquent que le Parti québécois est en tête dans les intentions de vote, devançant la Coalition avenir Québec et les libéraux du premier ministre sortant Jean Charest.

Le gestionnaire d'obligations Ed Devlin de la firme Pacific Investment Management affirme, en entrevue au Globe and Mail, que le premier retour au pouvoir possible des souverainistes en 10 ans n'inquiète pas outre mesure les marchés, parce que la chef péquiste, Pauline Marois, a adopté un message modéré durant la campagne en matière de dépenses et de gestion de l'économie.

L'écart entre le prix des obligations du Québec et de l'Ontario n'a d'ailleurs presque pas bougé depuis le début de la campagne électorale.

En 1976, l'élection d'un premier gouvernement du Parti québécois avait bouleversé les marchés des actions et des obligations. Dans les années 90, l'écart entre les obligations du Québec et de l'Ontario s'était aussi accentué quand le PQ était au pouvoir.

Corruption, pas indépendance

Selon les analystes, les investisseurs comprennent toutefois que les Québécois pourraient élire le PQ le 4 septembre pour se débarrasser d'un gouvernement libéral jugé corrompu par plusieurs, et non pas en raison d'une recrudescence de l'indépendantisme.

Par ailleurs, les sondages, qui laissent entendre que Pauline Marois dirigerait seulement un gouvernement minoritaire, rendent la tenue d'un troisième référendum moins probable, ce qui contribue à apaiser les craintes des investisseurs.

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