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Le Hezbollah libanais nie détenir des armes chimiques

03/09/2012 04:15 EDT | Actualisé 03/11/2012 05:12 EDT

Le chef du puissant Hezbollah chiite libanais, Hassan Nasrallah, a nié lundi que son parti détienne des armes chimiques, invoquant des raisons liées à la charia.

"Nous n'avons pas d'armes chimiques et nous ne pouvons les utiliser pour des raisons liées à la charia (loi islamique) et pour des raisons humanitaires", a affirmé M. Nasrallah dans un entretien accordé à la chaîne Al-Mayadeen basée à Beyrouth, qui partage la cause du parti chiite.

Fin juillet, de nombreux responsables israéliens avaient mis en garde contre un transfert d'armes chimiques syriennes au Hezbollah, allié de Damas, le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman prévenant qu'Israël agirait de façon "immédiate" et aussi "dure que possible" dans une telle situation.

Le régime syrien, qui fait face depuis près de 18 mois à une révolte sans précédent, avait reconnu en juillet pour la première fois posséder des armes chimiques et menacé de les utiliser en cas d'intervention militaire étrangère mais jamais contre sa population.

M. Nasrallah, qui accorde rarement des interviews, a réaffirmé qu'en cas "d'agression de l'ennemi" contre le Liban, le Hezbollah ne se contentera pas de "se défendre" mais "entrera en Galilée". En février 2011, le puissant mouvement armé avait déjà menacé d'envahir cette région du nord d'Israël en cas d'attaque israélienne.

Après l'enlèvement à la frontière par le Hezbollah de deux soldats israéliens, l'armée israélienne avait lancé une offensive destructrice au Liban (juillet-août 2006), marquée par de nombreux ratés contre le mouvement chiite qui avait réussi à tirer 4.000 roquettes sur le nord d'Israël.

Par ailleurs, et tout en écartant une éventuelle guerre israélienne contre l'Iran, parrain du Hezbollah, M. Nasrallah a indiqué avoir des informations de dirigeants iraniens selon lesquelles "la riposte de Téhéran sera grande" en cas d'attaque de l'Etat hébreu.

"L'Iran ne sera pas conciliant en cas de frappe contre ses installations nucléaires", a-t-il indiqué, signalant que la République islamique pourrait même riposter en visant "des bases américaines dans la région".

ram/cco

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