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Les grands oubliés de la campagne électorale (PHOTOS)

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Les 34 jours de campagne électorale ont permis de discuter de plusieurs enjeux pour le Québec de demain. Par contre, certains dossiers n'ont pas suscité autant d'intérêt de la part des chefs comme le sport, le Québec dans le monde, l'éducation et les personnes aînées. Le Huffington Post Québec a donné la parole à quatre représentants de ces dossiers.

Directeur général de Sports Québec, Luc Denis avait deux revendications pour les quatre prochaines années. Lesquelles : la contribution des sociétés d'État dans le sport amateur puis la commandite d'évènements sportifs, ainsi que la relocalisation des fédérations sportives.

Sociétés d'États au service du sport

Deux dossiers malheureusement passés sous le radar des partis politiques. «La première demande était la contribution plus importante des sociétés d'État dans le sports, même au niveau des évènements», explique-t-il.

Parmi les sociétés visées, il énumère entre autres, la Société des alcools du Québec, Hydro-Québec, la Société des casinos ainsi que Loto-Québec. «Une loterie comme Mise-au-jeu pourrait dédié une partie de ses profits aux sports», donne en guise d'exemple le directeur général de Sports Québec.

« La relocalisation des sièges sociaux des fédérations est encore un sujet qui ne semble pas attirer l'attention non plus, malgré que c'est une revendication que Sports Québec porte depuis plusieurs années», dit-il. Les fédérations sportives sont actuellement situées dans le sous-sol du Stade Olympique.

Rapatrier l'aide internationale d'Ottawa

Membre du conseil d'administration de l'Association québécoise des organismes en coopération internationale (AQOCI), Micheline Asselin demande le rapatriement d'une partie des sommes allouées par Ottawa pour la coopération internationale. Selon elle, le Québec devrait administrer cet argent.

«On a beaucoup de misère à faire valoir nos engagements auprès d'Ottawa. Il faut donc que le Québec réclame ces sommes qui proviennent de nos impôts afin de l'administrer», dit-elle, indiquant que seul le Parti québécois s'est engagé à le faire.

La question de la stabilité dans le financement des organismes internationaux figure également dans la liste des préoccupations du AQOCI. «On doit avoir une stabilité dans le financement également afin d'assurer la poursuite de nos projets», dit Micheline Asselin.

Éducation : loin des vrais enjeux

Président de la Fédération autonome de l'enseignement, Pierre St-Germain déplore que l'éducation n'a pas été un sujet réellement débattu. «On a parlé de structure en éducation dans l'optique de faire le ménage. On a aussi parlé qu'au allait aider les élèves en payant mieux les enseignants. Mais l'élève n'a pas été au cœur des préoccupations», dénonce-t-il.

Selon Pierre St-Germain, le prochain gouvernement devra apprendre à faire confiance aux enseignants. «Les gens veulent changer les choses en éducation, mais il n'écoute pas les personnes sur le terrain, ceux qui sont dans le milieu», dit-il.

Des idées, pas de solutions

Du côté du réseau de la FADOQ, on se désole que les partis n'ont pas parlé des proches aidants, du maintien à domicile ainsi que la question de la protection des fonds de pensions privées. Des sujets malheureusement passés inaperçus pendant les 34 jours de campagne électorale, dit Denis Prud'homme, directeur générale du réseau FADOQ

«Il y a plein de sujets tout aussi important qui ont été évacués lors de cette campagne, dit-il. On prend aussi beaucoup les personnes aînées pour acquis d'un côté des partis», déplore-t-il.

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