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Défilé de la fête du Travail à Toronto

03/09/2012 09:27 EDT | Actualisé 03/11/2012 05:12 EDT

Des centaines de travailleurs participent, encore cette année, au défilé annuel de la fête du Travail qui s'est ébranlé, lundi matin, à Toronto.

Le défilé, qui sillonne la ville d'est en ouest, doit durer trois heures. La chef néo-démocrate ontarienne, Andrea Horwath, ainsi que son homologue fédéral, Thomas Mulcair, font partie du groupe de marcheurs.

Selon des leaders syndicaux, l'événement revêt d'autant plus d'importance cette année, alors que les syndicats sont attaqués non seulement par les entreprises, mais aussi par les gouvernements, qui réclament de plus en plus de concessions de leurs membres.

Solidarité contre l'austérité

Les enseignants ontariens, par exemple, dénoncent le projet de loi spéciale déposé par la province, qui cherche à geler leur salaire durant deux ans, en plus de suspendre leur droit de grève durant cette période.

Beaucoup de participants au défilé affirment qu'il n'est pas normal que les gouvernements sabrent les salaires et les avantages sociaux des syndiqués, alors que certains secteurs, comme le secteur financier, sont épargnés, à leurs yeux.

À Sudbury, un barbecue de la fête du Travail a lieu au parc Bell. Le député néo-démocrate Glenn Thibeault croit que le mouvement syndical doit élargir ses horizons et recruter de nouveaux membres.

De leur côté, le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile et celui des communications, de l'énergie et du papier envisagent une fusion pour avoir plus de poids.

Historique

Selon le service d'histoire de la Ville Reine, la fête du Travail tire ses origines à Toronto d'une grève en 1872 des imprimeurs, qui réclamaient de meilleures conditions de travail.

La journée est devenue un congé férié national en 1894.

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