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CORRIGÉ: Angola: l'Unita dénonce des incohérences dans les résultats des élections

03/09/2012 09:55 EDT | Actualisé 03/11/2012 05:12 EDT

L'Unita, le principal parti d'opposition angolais, a dénoncé lundi des incohérences dans les résultats des élections générales de vendredi diffusés par la Commission nationale électorale (CNE), qui ont consacré la victoire du MPLA du président José Eduardo dos Santos.

"L'Unita est en train de réaliser un comptage parallèle des voix en s'appuyant sur les copies des actes électoraux signés par l'ensemble des scrutateurs des partis", a indiqué le parti, ajoutant qu'il comparerait ensuite les résultats obtenus avec ceux donnés par la Commission nationale électorale (CNE).

"Le parti fait part de son inquiétude face à l'écart entre le nombre d'électeurs inscrits sur les listes électorales et celui des votants, une différence qui ne peut s'expliquer uniquement par l'abstention", a ajouté le mouvement.

Selon les derniers résultats partiels diffusés par la Commission nationale électorale, qui portent sur 90% des bureaux de vote, le MPLA (Mouvement populaire pour la libération de l'Angola) du président José Eduardo dos Santos, a remporté 72,2% des suffrages, contre 18% pour l'Unita (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola).

L'Unita pointe l'importante différence entre les 9,7 millions d'électeurs inscrits et les 5,5 millions de votes recueillis, selon les chiffres publiés par la CNE sur son site internet.

"Beaucoup d'Angolais n'ont pas réussi à connaître le lieu de leur bureau de vote, d'autres ont été inscrits dans des bureaux très éloignés de leur domicile. Bref, il y a des gens qui ont été empêchés de voter", a expliqué à l'AFP Alcides Sakala, porte-parole du parti.

Depuis le début de l'année, le principal parti d'opposition dénonce des irrégularités dans l'organisation du scrutin et notamment l'absence de publication du fichier des électeurs qui aurait permis sa correction.

Les élections de vendredi, qui se sont déroulées dans le calme, étaient les troisièmes depuis l'indépendance du pays en 1975.

Selon la Constitution, le chef du parti vainqueur des élections législatives devient automatiquement président. Avec la victoire du MPLA, le président José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis bientôt trente-trois ans, va donc être reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans.

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