NOUVELLES

Bannière anti-Harper dans le ciel d'Ottawa: un syndicat soupçonne la censure

03/09/2012 11:07 EDT | Actualisé 03/11/2012 05:12 EDT

OTTAWA - L'un des syndicats les plus importants du Canada dénonce le comportement de la GRC, qui a ordonné samedi à un avion nolisé qui déployait dans le ciel d'Ottawa une immense bannière anti-Harper de se poser au sol.

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) accuse la police fédérale d'avoir agi pour des raisons politiques en ciblant l'avion qui portait le message «Stephen Harper nous déteste», écrit en français.

Une porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada a soutenu dans un courriel que l'appareil semblait se trouver dans un espace aérien réglementé au-dessus de la colline parlementaire, et que c'était la raison pour laquelle on avait a demandé au pilote de l'avion nolisé par l'AFPC d'atterrir.

Le pilote a subi un interrogatoire, à l'issue duquel la GRC a déterminé qu'il ne posait aucun danger. Le dossier est donc considéré clos, a tranché la caporale Lucy Shorey.

Le vice-président exécutif régional de l'AFPC pour la région de la capitale nationale, Larry Rousseau, a plaidé lundi soir que son organisation jugeait inacceptable le fait que l'appareil ait dû se poser prématurément.

Il s'est demandé quelle était «la véritable raison» ayant poussé la GRC à ordonner au pilote de l'avion de se poser.

L'appareil déployant la même bannière avait été aperçu dans le ciel de Montréal et d'autres villes québécoises récemment, ce que la GRC aurait aisément pu vérifier, a ajouté M. Rousseau.

PLUS:pc