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Afrique du Sud: Julius Malema continue à agiter les mines

03/09/2012 01:26 EDT | Actualisé 03/11/2012 05:12 EDT

Julius Malema, l'ex-président de la Ligue de jeunesse de l'ANC, s'en est à nouveau pris lundi aux structures du syndicat minier dominant en Afrique du Sud, en haranguant des mineurs grévistes dans la région de Johannesburg.

"Les dirigeants du NUM (Syndicat national des mines) devraient savoir qu'ils ne peuvent pas agir au nom des travailleurs sans les consulter (...). S'ils vous trompent, vous devez vous prendre en main vous-mêmes", a lancé le jeune tribun populiste, qui occupe à nouveau le devant de la scène depuis le massacre de Marikana mi-août, quatre mois après avoir été expulsé de l'ANC, le parti au pouvoir.

Le NUM est la principale composante de la confédération syndicale Cosatu, alliée de l'ANC.

Devant des travailleurs en grève de la mine d'or de Gold Fields KDC à Westonaria (région de Johannesburg), Malema s'est défendu de menacer l'investissement étranger en entretenant l'agitation parmi les mineurs.

"Ce que nous menaçons, ce sont les profits réalisés par des actionnaires cupides", a-t-il lancé, citant l'un des magnats sud-africains des mines, Patrice Motsepe.

"Il est devenu l'un de ces millionnaires... milliardaires en moins de 20 ans. Pourquoi? Parce que l'argent qu'il aurait dû partager avec les travailleurs, il ne l'a pas partagé", a-t-il poursuivi.

Depuis la mort de 44 mineurs --dont 34 tués par la police-- dans un conflit social à la mine de platine de Marikana (nord) le 16 août, Julius Malema multiplie les rencontres avec les mineurs, les exhortant à ne plus faire confiance aux syndicats dominants, qu'il accuse de collusion avec le pouvoir.

Malema avait notamment détourné la principale cérémonie d'hommage aux victimes de Marikana, pour en faire un meeting politique à son profit et appelé les grévistes à être le fer de lance d'une "révolution minière".

cpb/liu/jb

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