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Afrique du Sud: 40.000 emplois menacés par la grève à Marikana, affirme Lonmin

03/09/2012 03:04 EDT | Actualisé 03/11/2012 05:12 EDT

La compagnie minière britannique Lonmin, troisième producteur mondial de platine, a averti lundi que la grève qui dure depuis près d'un mois dans la mine de Marikana (nord) menaçait 40.000 emplois, alors que le gouvernement tentait de rassurer les investisseurs internationaux.

Les négociations ont repris lundi entre la direction du groupe et les mineurs pour tenter de mettre fin à la grève sauvage qui paralyse la production depuis le 10 août et a dégénéré en violences qui ont fait 44 morts.

"Une grève illimitée menacera à terme les emplois de 40.000 travailleurs", a mis en garde Lonmin, alors que seuls 4,5% des employés se sont rendus à leur travail lundi matin, après un week-end largement consacré aux funérailles de la plupart des victimes de la fusillade du 16 août au cours de laquelle 34 mineurs ont été abattus par la police.

Dix hommes, dont deux policiers et deux gardes de sécurité, avaient été tués quelques jours auparavant dans des affrontements intersyndicaux.

"Nous ne pouvons pas continuer indéfiniment sans normaliser la situation et ne pas prêter attention aux conséquences de l'arrêt de la mine", a ajouté Lonmin.

Dans le même temps, plusieurs ministres ont indiqué à la presse étrangère que la situation était sous contrôle dans le pays, malgré une nouvelle flambée de violences lundi dans une mine d'or, à 30 km de Johannesburg, qui a fait quatre blessés.

Parallèlement, 12.000 mineurs étaient toujours en grève, pour le cinquième jour consécutif, dans la mine d'or KDC du groupe Gold Fields, située dans la banlieue ouest de Johannesburg.

"Nous voulons rassurer tous les acteurs (du secteur) et la communauté internationale, les mines continuent de fonctionner sans entraves (...) dans tout le pays", a déclaré le secrétaire général de la présidence sud-africaine, Collins Chabane. "Les événements de Marikana ne reflètent pas le climat des affaires en Afrique du Sud", a-t-il insisté.

La ministre des Mines, Susan Shabangu, a assuré de son côté que le gouvernement s'efforçait désormais de voir comment répondre globalement aux revendications des travailleurs du secteur minier, plutôt que de réagir au coup par coup.

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