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A Nouakchott, le chef de la diplomatie libanaise évoque l'affaire Sadr

03/09/2012 01:03 EDT | Actualisé 03/11/2012 05:12 EDT

Le ministre libanais des Affaires étrangères, en visite à Nouakchott, a exprimé le souhait de voir la Mauritanie contribuer dans l'enquête sur la disparition en 1978 en Libye du dignitaire chiite libanais Moussa Sadr, a indiqué lundi à l'AFP une source diplomatique mauritanienne.

Arrivé dimanche en Mauritanie pour une visite de travail de trois jours, le chef de la diplomatie libanaise Adnane Mansour s'est entretenu lundi avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz avec lequel il a abordé la question, a affirmé cette source diplomatique.

De même source, c'est la présence dans les prisons mauritaniennes de l'ex-chef des renseignements libyens Abdallah al-Senoussi qui permet d'espérer l'obtention d'éléments d'information sur la disparition de Moussa Sadr, non résolue depuis 34 ans.

En août 1978, l'imam Moussa Sadr avait été invité en Libye par le régime de Mouammar Kadhafi. Il y était arrivé accompagné de son bras droit et d'un journaliste. Depuis lors, les trois hommes n'ont plus donné signe de vie. Tripoli a toujours affirmé que l'imam avait quitté la Libye pour l'Italie.

Le dirigeant libyen Kadhafi a été renversé et tué en 2011. Son chef des services de renseignements et beau-frère, Abdallah al-Senoussi a fui la Libye et a été arrêté en mars en Mauritanie. M. Senoussi, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) et par la Libye, a été inculpé en mai à Nouakchott pour être entré illégalement et sous une fausse identité en Mauritanie, et le président Ould Abdel Aziz a indiqué qu'il y serait jugé avant toute décision concernant son éventuelle extradition.

Selon la source diplomatique mauritanienne, M. Mansour a discuté de "la contribution mauritanienne" dans le cadre de l'enquête menée par Beyrouth au sujet du "présumé assassinat" en Libye de Moussa Sadr.

Interrogé par la presse, le ministre libanais a affirmé que l'entretien avec le président mauritanien a été pour lui l'occasion de discuter de ce sujet "qui préoccupe beaucoup les Libanais".

"Nous comptons beaucoup sur les autorités mauritaniennes pour nous aider à ce sujet. (...) Nous continuons à poursuivre les enquêtes sans grand bruit, mais avec la fermeté requise aux fins de parvenir à la vérité" sur cette disparition, a-t-il dit, sans plus de détails.

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