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Les fausses oeuvres d'art chinoises se multiplient partout au Canada

02/09/2012 02:10 EDT | Actualisé 02/11/2012 05:12 EDT

VANCOUVER - De nombreuses fausses oeuvres d'art chinoises ont provoqué d'importantes pertes d'argent chez des investisseurs canadiens naïfs, affirment des experts. Selon eux, les copies menaceront, à l'avenir, l'intégrité des musées.

En août, de nombreux collectionneurs d'art en colère ont organisé une manifestation sur le terrain d'un homme de Vancouver qui, disent-ils, leur a vendu des pièces originales qui étaient des faux.

La Cour des petites créances a tranché en faveur d'une femme qui avait intenté une poursuite contre l'homme en affirmant avoir fait l'objet d'une fraude.

Selon Andrea Zeifman, de la maison d'enchères A.H. Wilkens à Toronto, le problème est également important dans la capitale ontarienne et ne se limite pas à la peinture.

Au dire de Mme Zeifman, des vases, des pièces de porcelaine et d'autres artéfacts sont vendus à des victimes naïves par des «experts» aux qualifications douteuses.

Mme Zeifman estime également que le flot de pièces provenant supposément de la période impériale chinoise soulève des questions sur la possible présence de faux dans des musées.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) dit ne pas être au courant de cas d'oeuvres d'art contrefaites au pays, mais les agents de la police fédérale ont confisqué des biens contrefaits pour une valeur totale de 67 millions $ en 2011.

Une passionnée d'art chinois, Charlotte Wilson, soutient que depuis le boum économique chinois, les ménages désormais plus riches ont soif d'oeuvres d'art qui étaient traditionnellement en demande, créant une importante industrie où des copies sont venues combler les vides.

Plus tôt cet été, un porte-parole de la maison Maynards à Vancouver a laissé entendre que 30 pour cent des oeuvres d'art chinoises qui lui étaient présentées à tous les jours étaient fausses.

Selon lui, le problème a empiré au cours des dernières années.

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