NOUVELLES

Le CCG réclame un transfert de pouvoir en Syrie, met en garde l'Iran

02/09/2012 02:32 EDT | Actualisé 02/11/2012 05:12 EDT

Les monarchies arabes du Golfe ont appelé dimanche à un "transfert pacifique du pouvoir" en Syrie et sommé l'Iran de cesser ses ingérences dans leurs affaires intérieures.

Réunis à Jeddah (ouest de l'Arabie saoudite), les six pays ont demandé à "la communauté internationale d'assumer ses responsabilités et de prendre des mesures efficaces pour protéger les civils" en Syrie, où la répression du soulèvement a fait plus de 26.000 morts selon une ONG syrienne.

Le Conseil de Coopération du Golfe (CCG: Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït) a "dénoncé la poursuite des massacres en raison de l'obstination du régime à utiliser toutes les armes lourdes, dont les avions et les chars".

Il a a appelé "à intensifier les efforts arabes et internationaux pour arrêter l'effusion de sang".

La réunion a proclamé son appui au nouveau médiateur international en Syrie, Lakhdar Brahimi et souligné "l'importance d'élaborer une nouvelle stratégie et un plan clair visant à réaliser un transfert pacifique du pouvoir".

Les pays du Golfe, et notamment l'Arabie saoudite et le Qatar, sont en première ligne dans la bataille diplomatique contre le régime de Damas.

La réunion a par ailleurs appelé "toutes les parties au Liban à "faire prévaloir l'intérêt national faire échec aux tentatives de porter atteinte à la sécurité du Liban et sa stabilité et de l'entraîner dans le cyclone de la crise syrienne".

Le Liban est une véritable caisse de résonance du conflit syrien et partisans et opposants au président Bachar al-Assad se sont à plusieurs reprises violemment affrontés.

Les six pays ont par ailleurs sommé Téhéran de cesser ses "ingérences" dans leurs affaires intérieures et fustigé la substitution par la télévision iranienne du mot "Syrie" par "Bahreïn" dans la traduction du discours du président égyptien.

Dans son communiqué final, le CCG exprime "son refus et sa vive condamnation de la poursuite des ingérences iraniennes dans les affaires intérieures des pays du CCG".

Il demande à son puissant voisin de "cesser ces agissements et de ne pas avoir recours à la force ou de menacer d'y avoir recours".

Les six pays dénoncent comme "des agissements irresponsables" la substitution par la télévision d'Etat iranienne du mot "Syrie" par "Bahreïn" dans la traduction du discours du président égyptien Mohamed Morsi attaquant le régime de Damas, à l'ouverture du sommet des pays Non-Alignés à Téhéran.

Bahreïn, membre du CCG, avait déjà exigé des "excuses" de Téhéran. Le patron de la télévision iranienne, Ezatollah Zarghami, a reconnu les faits dimanche en invoquant une "erreur" d'un traducteur, selon l'agence iranienne Mehr.

Les pays du CCG, dont l'Arabie saoudite est le chef de file, ont en outre exprimé "leur profonde inquiétude face à la poursuite de la crise sur le nucléaire iranien", appelant de nouveau à faire du Proche-Orient dont la région du Golfe "une zone dénuée d'armes de destruction massives et nucléaires".

Ils ont en outre proclamé leur appui aux Emirats dans leur conflit territorial avec l'Iran, affirmant leur "refus de la poursuite de l'occupation par l'Iran des trois îles du Golfe" contrôlées par Téhéran et revendiquées par Abou Dhabi.

str-aa/at/hj

PLUS:afp