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02/09/2012 06:03 EDT | Actualisé 02/11/2012 05:12 EDT

Jean Charest associe le PQ à la possibilité d'un non-retour des Nordiques

MONTRÉAL - Nouveau signe qu'il est temps que cette campagne électorale se termine: Jean Charest a déclaré que l'élection du Parti québécois nuirait... au retour des Nordiques de Québec dans la Ligue nationale de hockey.

Le chef libéral a tenté de faire vibrer une corde sensible chez les citoyens de Québec qui rêvent de la renaissance des Nordiques depuis l'annonce de la construction d'un nouvel amphithéâtre de quelque 400 millions $ au coeur de la Vieille capitale.

Selon lui, l'agenda référendaire du PQ créerait une instabilité politique et économique de nature à indisposer les bonzes de la Ligue nationale, au premier chef le commissaire Gary Bettman, d'installer une équipe à Québec.

«Pourquoi prendrions nous ce risque, a-t-on besoin de prendre ce risque là?», a-t-il soulevé. «Je me mets à la place de M. Bettman: une ville où il y a le plein emploi où les gens vont vouloir aller au hockey et en auront les moyens. Et l'autre choix, c'est: saviez-vous qu'ils préparent cinq ans de perturbation économique? Entre les deux le choix m'apparaît assez clair.»

Malheureusement pour M. Charest, cette attaque est peut-être vaine. Après tout, le PQ ne représente pas vraiment une menace pour les libéraux à Québec. C'est plutôt la CAQ qui pourrait enlever la majeure partie des circonscriptions dans cette région.

La sortie de M. Charest a déclenché le délire sur les réseaux sociaux. Un compte créé pour se moquer du chef libéral était en tête des tendances montréalaises en fin d'après-midi. Parmi les gazouillis: «Si le PQ est élu les Mayas vont avoir eu raison», «Si le PQ gagne, l'aéroport Trudeau va déménager à Kingston» ou encore «Si le PQ gagne, on vivra l'hiver de force».

De son côté, François Legault a dû défendre 14 candidats caquistes qui ont déjà dû déclarer faillite par le passé.

M. Legault a expliqué qu'il n'était au courant que du nombre de candidats associés à une faillite d'entreprise, qui sont au nombre de trois, alors que 11 autres ont fait une faillite personnelle.

Ces informations avaient été conservées par la directrice générale de la CAQ, Brigitte Legault, a-t-il expliqué avant d'effectuer du porte-à-porte dans deux résidences.

Selon M. Legault, cette décision avait été prise parce que les candidats ayant fait une faillite personnelle ont été réhabilités.

Il a profité de l'occasion pour défendre le goût du risque en affaires. «Quand un entrepreneur prend des risques, en affaires parfois c'est positif, des fois c'est négatif. Ce qu'il est important de dire, c'est que quand c'est le cas, tous nos candidats ont été réhabilités.»

Le chef caquiste a néanmoins ajouté que son équipe n'était pas composée que d'entrepreneurs, mais aussi de gestionnaires, ce qui ne l'a pas empêché de prêcher pour la nécessité de prendre des risques. «On a besoin au Québec d'avoir des entrepreneurs qui prennent des risques, ça fait d'ailleurs partie des changements qu'on veut faire. Il faut retrouver le goût du risque au Québec et quand on prend des risques, parfois ça va bien, parfois ça va moins bien, mais on ne peut pas continuer à ne pas prendre de risques.»

Quant à Pauline Marois, elle menait campagne dans la Couronne nord de Montréal, une région qui pourrait faire la différence entre un gouvernement majoritaire et un gouvernement minoritaire. Elle a pu compter sur le renfort du chanteur Paul Piché qui estime que la démarche proposée par Mme Marois est la meilleure façon d'accéder à la souveraineté.

Elle compte notamment sur le vote des femmes pour faire la différence, mardi.

C'est peut-être la réalisation d'un rêve pour certaines, a-t-elle avancé, pour expliquer l'engouement féminin. «C'est le signal que tout est possible pour les femmes, c'est comme ça que je le ressens, le message qu'elles m'envoient (...). Pour elles, c'est peut-être de se réaliser dans ce que je pourrais réaliser comme première ministre du Québec.»

Mme Marois s'est montrée optimiste, affirmant sentir depuis trois ou quatre jours que les indécis glissent vers son parti.

La caravane caquiste et la caravane péquiste ont failli avoir une collision frontale alors que les deux partis prévoyaient organiser une activité électorale dans le même restaurant de Lavaltrie, dans Lanaudière, et à la même heure. Finalement, l'organisation du PQ a finalement décidé de modifier son horaire de la journée.

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