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Damas fustige le président égyptien Morsi, après ses critiques

02/09/2012 01:26 EDT | Actualisé 02/11/2012 05:12 EDT

Le ministère syrien des Affaires étrangères a critiqué dimanche le président égyptien Mohamed Morsi, après son discours virulent contre le "régime oppressif syrien", en estimant qu'il n'avait pas encore la stature d'un chef d'Etat.

"Nous avons entendu les mots du président Morsi. Si je puis dire, cela a été une déception", a affirmé le porte-parole du ministère, Jihad Makdissi, sur la chaîne libanaise NBN.

"Nous savons tous qu'il a un passé avec les Frères musulmans. Mais il est maintenant le président d'un pays arabe majeur, l'Egypte", a-t-il dit.

"Je pense que le nouveau président égyptien n'est pas encore assez mûr (pour cette fonction). Selon moi, sa dose de réalisme va s'accroître avec le temps. Nous espérons qu'il sera capable de comprendre la vérité de ce qui se passe en Syrie et de prendre une position à ce niveau", a-t-il ajouté.

"La Syrie espère que l'Egypte va retrouver son rôle naturel dans le monde arabe", a encore martelé M. Makdissi.

Jeudi, à l'ouverture du sommet des pays Non-Alignés à Téhéran, M. Morsi avait dénoncé le "régime oppressif syrien qui a perdu sa légitimité", conduisant la délégation syrienne à quitter la salle.

"Notre solidarité avec la lutte que mènent les Syriens contre un régime oppressif qui a perdu sa légitimité est un devoir moral et une nécessité politique et stratégique", avait-il souligné.

M. Morsi avait toutefois réitéré sa volonté "de travailler avec toutes les parties pour faire en sorte que le sang s'arrête de couler" en Syrie, où le conflit a fait plus de 26.000 morts en près de 18 mois, selon une ONG syrienne.

A la mi-août, il avait proposé la création d'un comité régional quadripartite pour tenter de trouver une solution à la crise syrienne, comprenant l'Egypte, l'Iran, fidèle allié de Damas, et l'Arabie saoudite et la Turquie, critiques envers le régime du président Bachar al-Assad.

"Quand vous lancez une initiative, elle devrait être (...) non-biaisée", a déclaré à ce propos M. Makdissi.

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