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01/09/2012 02:42 EDT | Actualisé 01/11/2012 05:12 EDT

Québec solidaire veut une société publique responsable des médicaments

MONTRÉAL - Québec solidaire a dévoilé samedi sa nouvelle politique pharmaceutique qui permettra au Québec, assure-t-il, d'épargner 2,7 milliards $ par année.

La politique repose sur deux piliers : un régime d'assurances médicaments public universel et la création d'une société publique responsable de l'achat des médicaments.

L'organisme en question, nommé Pharma-Québec, aura la mission de négocier les prix des médicaments auprès des fournisseurs, comme le font déjà l'Ontario, la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Zélande. L'objectif est de mettre un terme à «la spirale inflationniste» du marché des médicaments.

D'après les expériences vécues ailleurs, la facture des médicaments pourrait être réduite de 35 à 65 pour cent, a indiqué le coporte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir.

Pharma-Québec s'attaquera aussi au problème de surconsommation.

M. Khadir a souligné que la liste des médicaments remboursables serait considérablement allégée, de manière à demander des prescriptions plus appropriées de la part des médecins.

De plus, l'organisme orchestrera des campagnes d'information visant à contrer le marketing agressif des multinationales pharmaceutiques.

Québec solidaire entend réinvestir une partie des économies réalisées dans les soins de première ligne : 600 millions $ seront destinés aux CLSC, 300 millions $ serviront à désengorger les urgences et 200 millions $ permettront de soutenir et promouvoir le travail des médecins généralistes.

Déjà, la politique pharmaceutique a reçu l'appui de la Coalition solidarité santé et de la Coalition des médecins pour la justice sociale et les Médecins québécois pour le Régime Public. L'Union des consommateurs a aussi démontré beaucoup d'intérêt, selon le député sortant de la circonscription de Mercier.

«C'est une situation gagnant-gagnant pour les contribuables et pour l'État, a indiqué M. Khadir. Ça va faire mal aux fournisseurs, puisqu'on va leur demander des prix qui sont plus concurrentiels. C'est eux qu'on vise par nos politiques».

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