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La centrale Gentilly 2 est sécuritaire, croit le chef libéral Jean Charest

01/09/2012 10:33 EDT | Actualisé 01/11/2012 05:12 EDT

CHANDLER, Qc - Jean Charest croit que rien ne permet de conclure que la centrale nucléaire Gentilly-2 présente des risques pour la santé publique malgré ce que prétend un nouveau film sur le sujet.

La question de l'énergie nucléaire a rattrapé le chef libéral samedi alors qu'il était de passage à Saguenay, première étape d'un blitz régional intensif de 24 heures au Saguenay-Lac-St-Jean, en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine.

M. Charest a réitéré au cours de la campagne électorale l'engagement de son parti d'avaliser la réfection de la centrale de Bécancour, si les rapports attendus concernant les coûts et les conséquences environnementales de la modernisation sont favorables.

Or, la sortie prochaine d'un film-choc, intitulé «Gentilly or Not to be», vient relancer le débat sur la sécurité du nucléaire.

Le documentaire signé Guylaine Maroist et Éric Ruel avance que le taux de cancer et de leucémie à proximité de la centrale de Trois-Rivières dépasse de 27 pour cent la moyenne québécoise chez les moins de 20 ans.

Ces données auraient été tirées de documents publiés en 2011 par les services trifluviens de la santé.

L'ancien ministre de l'Environnement dans le cabinet Charest et aujourd'hui chef du NPD, Thomas Mulcair, fait aussi une apparition dans le film avec une révélation surprenante. Il prétend que le gouvernement Charest et Hydro-Québec ont obtenu le feu vert de la Commission canadienne de sécurité nucléaire (CCSN) pour prolonger la vie de la centrale jusqu'en 2040 dans la perspective que le Québec opère un dépotoir nucléaire pour l'ensemble du Canada.

En point de presse, M. Charest a assuré qu'il n'avait jamais été informé d'un projet visant à faire du Québec «la poubelle nucléaire» du pays.

«Jamais, sincèrement», a-t-il insisté à plusieurs reprises, renvoyant plutôt la question à son ancien collègue ministre.

«Demandez à M. Mulcair», a martelé le chef libéral.

Quant à la santé publique, M. Charest a affirmé que les suivis effectués par les autorités compétentes ne permettent pas de conclure que Gentilly-2 met la population à risque.

«Il y a des suivis qui sont faits autour des centrales, que ce soit au Québec ou ailleurs et au moment où le gouvernement annonce sa décision (en faveur de la réfection de la centrale), il n'y a rien qui indique qu'il y a des problèmes de santé. Le reste, c'est de l'hypothèse, je ne sais pas, moi, ce qu'il y a dans ce film-là», a-t-il dit.

En matinée, le chef libéral s'est rendu dans la circonscription de Dubuc pour tenter de sauver la mise à son ministre Serge Simard, en difficulté derrière le Parti québécois. Dans sa quête pour conserver l'une des cinq circonscriptions de la région, M. Charest a reçu l'appui du coloré maire de Saguenay, Jean Tremblay.

«On jamais reçu autant d'un gouvernement depuis que la région existe. Je parle à d'autres maires de d'autres régions et ils me disent la même chose», a déclaré le maire controversé, citant la réfection de la route 175, la voie ferroviaire, le développement des croisières et le Plan Nord.

M. Charest a par la suite pris la direction de la Gaspésie, où il espère garder la circonscription de Bonaventure dans le giron libéral. Devant une centaine de militants à Chandler, il a brandi le spectre d'un nouveau référendum sur la souveraineté si le Parti québécois _ ou même la Coalition avenir Québec _ est porté au pouvoir le 4 septembre.

La seule différence entre Pauline Marois du PQ et François Legault de la CAQ est la «date du référendum», a dit le leader libéral en anglais.

A son avis, si M. Legault refuse de s'identifier au camp fédéraliste, c'est qu'il est assurément souverainiste.

«Si ça ressemble à un canard, que ça marche comme un canard, c'est que c'est un canard», a-t-il illustré.

A la suite de cette courte étape gaspésienne, M. Charest a pris un vol vers les Iles-de-la-Madeleine.

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